1 No d'identification : 3635 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
On vient de faire une importante amélioration au village d’Yamachiche. Le Rév. M.J.H Dorion a réussi cette année à faire dévier la rivière de son cours naturel. Cette amélioration contribuera beaucoup à l’embellissement du village d’Yamachiche puisqu’elle permettra de redresser la rue principale et de bâtir des édifices là même où passait le rivière jusqu’à date.

Référence
Le Constitutionnel (20 mai 1874): 2, col. 3.

2 No d'identification : 3636 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Il se fait actuellement au village d’Yamachiche des travaux gigantesques. Le Révd M.J.H Dorion est enfin parvenu à détourner le cours des eaux de la petite rivière d’Yamachiche, à l’endroit où elle passait près de l’ancienne église. Il est maintenant à faire remplir l’ancien lit de cette rivière pour le mettre de niveau avec le reste du sol. M. le curé Dorion est secondé avec ardeur par tous les paroissiens d’Yamachiche. On calcule qu’il faudra au moins deux milles charges de fascines pour faire disparaître l’ancien lit et que si ces travaux étaient faits à prix d’argent ils vaudraient la somme de 15 000$.

Référence
Le Constitutionnel (11 novembre 1874): 2, col. 6.

3 No d'identification : 3639 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Le village des Piles en 1888 :
« Le village des Piles est l’entrepôt du Haut St-Maurice et de la ville des Trois-Rivières, en cette qualité il aura toujours une grande importance. Il offrira un bien beau coup d’oeil quand son terrain en amphithéâtre sera couvert de maisons jusqu’au pied de la montagne, et surtout quand le clocher d’une église s’élèvera à côté de son joli presbytère. Tel qu’il est, nous le trouvons déjà bien gentil, mais on s’aperçoit immédiatement qu’il est tout nouveau : à côté des maisons on voit des souches ou des broussailles, et les chemins ne sont pas encore terminés. Les maisons, pour l’ordinaire, ont une bonne apparence, plusieurs sont “lambrissées”, extérieurement “en déclin” et peinturées de couleur grisâtre. »

Référence
Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, 1889: 178.

4 No d'identification : 3644 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Tout le monde ici désire voir le courant électrique pour la lumière d’abord et ensuite pour faire fonctionner plusieurs machineries qui n’attendent que cela pour faire beaucoup de besogne. Nous avons dans notre village 102 familles toutes désireuses d’avoir la lumière électrique. Un calcul approximatif a été fait et envoyé aux autorités de la Shawinigan aux Trois-Rivières. Le calcul donnerait un revenu de 1,500.00$. Il reste encore 1,000$; j’ai donc écrit aux Trois-Rivières et je n’ai pas eu de réponse. Je suppose que ma lettre aurait fait fausse route. »

Référence
Le Bien Public (24 janvier 1911): 2, col. 3.

5 No d'identification : 3646 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Situation d’un cultivateur qui veut déménager à la ville. L’auteur explique qu’en campagne on peut avoir les mêmes avantages qu’en ville et à meilleurs prix.

Référence
«À propos de domicile», Le Bien Public (28 décembre 1916): 6, col. 5.

6 No d'identification : 3648 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
St-Jacques des Piles, en 1935 : « Ce village, situé à la tête de la chute des Piles, sur la frontière même des vastes solitudes que l’on appelle les terres du haut St-Maurice, est avec la paroisse de Ste-Thècle, le dernier établissement de la partie organisée en municipalité du comté de Champlain. »

« On y arrive maintenant par le chemin de fer des Piles dont il est le terminus. » « [...] Ce village a surgi comme par enchantement avec la construction du chemin des Piles, est déjà florissant et compte une population de près de 300 âmes. »

« [...] Il y a deux grandes scieries qui fabriquent une énorme quantité de madriers et autre bois de commerce, plusieurs magasins et deux bonnes maisons de pension. [...] » il est « comme un vaste entrepôt où se trouveront réunis les bois faits sur le St-Maurice et ses tributaires, pour être dirigés ensuite vers leurs diverses destinations, soit par chemin de fer, soit par eau [...] il s’y fait déjà un commerce considérable qui ne peut qu’augmenter; avant de longues années on pourrait y trouver une ville florissante et populeuse [...] »

Référence
Le Nouvelliste (31 juillet 1935).

7 No d'identification : 15106 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Champlain. Notre village est éclairé à l’électricité depuis quelques jours, c’est une amélioration qui s’imposait depuis longtemps. Il y a aussi plusieurs maisons qui sont éclairées à la lumière électrique et ils sont à en faire l’installation au presbytère et à l’église. »

Référence
Le Bien Public (15 octobre 1914): 6, col. 1.

8 No d'identification : 15935 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
L’arrivée du progrès (Welly Garceau, 83 ans).

« C’est vers 1903 ou 1904 que j’ai commencé à installer les lumières au village. Je travaillais pour la North Shore dont le président était un nommé Kalbay et le gérant John Fregeault. Je n’étais pas un expert; c’est un nommé Désilets, des Trois-Rivières, qui est venu me montrer mon métier et m’aider à faire l’installation.

Nous avons commencé au printemps par l’église. Nous avons posé des lampes de 16 chandelles: ces lampes sont plus faibles que nos ampoules 20. Chaque statue avait sa couronne de lumières. Nous en avons posé 80.

Durant l’été, nous avons installé des lampes dans les maisons privées. Chaque propriétaire devait en prendre au moins trois. On chargeait cinq piastres pour une installation qui aujourd’hui en vaut soixante. Il n’y avait pas de compteur. Le prix de l’électricité était fixe: 0,35$ par année pour la première lampe, 0,34$ pour la deuxième et 0,33$ pour la troisième. Dans ce temps-là, l’électricité marchait à basse pression. Le courant était si faible que pour avoir de la lumière dans l’église, il fallait couper le courant du village. De plus, tous les fils dehors étaient nus, en cops. Cette installation dangereuse fut condamnée par un Belge envoyé en inspection par le gouvernement.

Les rues ont été illuminées quand j’étais maire, en 1922. [...] »

Référence
Louis-Paul Méthot, Album souvenir de St-Narcisse de Champlain, s.l., Comité organisateur des Fêtes du Centenaire, 1954: 59.