1 No d'identification : 4712 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Quelques arpents au-dessus de la Mékinac se trouve la Pointe-à-Château où, dans l’automne de 1869, une dizaine d’hommes se noyèrent en traversant le remous. D’où vient ce nom de Pointe-à-Château? Assurément il n’y a pas de château dans le voisinage. Il paraîtrait que cette noyade de 1869 n’est pas le premier événement sinistre dont ces rochers ont été témoins. La tradition rapporte qu’un nommé Château, trafiquant de pelleteries, y perdit la vie, il y a longtemps, et que son nom s’est attaché à la place. »

Auteur : E. Gérin

Référence
Elzéar Gérin-Lajoie, «Le Saint-Maurice: notes de voyage», Revue canadienne, 9 (1872).

2 No d'identification : 4716 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Depuis le premier janvier, le nom du village incorporé de la Rivière-du-Loup (en haut) se trouve changé en celui de Louiseville. »

Référence
La Concorde (9 janvier 1880): 3, col. 1.

3 No d'identification : 4717 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Le journal discute des retombées possibles des changements à la charte de la cité des Trois-Rivières, qui feront de « Trois-Rivières », une version française de l’application légale du nom de la ville.

Référence
Le Bien Public (17 mai 1910): 6, col. 3.

4 No d'identification : 4718 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Le journal discute la décision récente du conseil législatif de conserver l’appellation « Three-Rivers » pour Trois-Rivières.

Référence
Le Bien Public (31 mai 1910): 1, col. 3-5.

5 No d'identification : 4720 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Jean Rivard fait l’exégèse des 2 toponymes « Trois-Rivières » et « les Trois-Rivières ». L’auteur favorise le dernier pour des raisons qu’il évoque dans l’article.

Référence
Le Bien Public (22 janvier 1914): 8, col. 1.

6 No d'identification : 4722 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
On ne s’entend pas sur le nom à donner à la cité, on devrait pouvoir adapter un nom et la garder. Non!

Référence
«Trois-Rivières ou les Trois-Rivières», Le Bien Public (15 mai 1919): 8, col. 2.

7 No d'identification : 4723 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
L’auteur accorde beaucoup d’importance à l’origine des noms de lieux tels que Shawinigan et Grand-Mère qu’il décrit avec rigueur et méticulosité. Ces explications l’incitent à nous parler des peuples du Haut Saint-Maurice aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Référence
Benjamin Sulte, Mélanges historiques : études éparses et inédites, Montréal, G. Ducharme, 1918: 42-57.

8 No d'identification : 4724 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
On retrace les origines du mot Batiscan chez les Indiens. On raconte les premières tentatives d’évangélisation des sauvages de Batiscan à partir de 1601 jusqu’à 1670.

Référence
Édouard-Zotique Massicotte, Ste-Geneviève-de-Batiscan, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1936: 6-10.

9 No d'identification : 4725 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« L’Île aux Morpions. Ce n’est pas un nom poétique celui-là! Mais pourquoi, direz-vous, avoir donné un nom aussi malsonnant? C’est facile à comprendre, comme vous allez voir. Les pauvres “voyageurs” qui avaient passé un hiver dans les grands bois, avec des gens venus de toutes parts, à coucher dans des lits de camp aussi mal tenus que possible, amassaient quoiqu’ils fissent, bien des petits animaux malfaisants. Quand ils descendaient de leurs chantiers lointains, au moment d’entrer dans le monde civilisé, ils trouvaient à propos de se débarrasser de leurs parasites incommodes. Une petite île s’offrait à eux, facile à aborder, couverte d’un joli bouquet d’arbres : c’était vraiment le temps de tourner la chemise à l’envers. Et cela se fit tant de fois que l’île a pris le nom des mauvaises petites bêtes dont elle a reçu les cadavres. »

Référence
Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, 1889: 14.

10 No d'identification : 4733 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
(Elle se situe entre le rapide des Hêtres et Shawinigan) « [...] comme j’aperçois, sur notre droite, une pointe de terre bien plane, bien boisée d’ormes, de frênes et d’érables, je demande à mon guide comment on appelle ce superbe endroit; il me répond : “C’est la pointe à Bernard, mais pour moi, ajoute-t-il, je l’appellerais plus volontiers la pointe de la tempête. Voici pourquoi : il y a plusieurs années, nous travaillions dans ces endroits-ci au flottage du bois, et nous étions fort incommodés par les mouches et par la chaleur. Un de nos compagnons, après avoir sacré comme un homme en délire, et maudit tout ce qu’il y a de plus saint, se mit enfin à invoquer le diable pour qu’il fît souffler le vent. Selon une pratique suivie par nos blasphémateurs les plus avancés, il offrit un sacrifice au démon, et jeta pour cela son sac à tabac puis son couteau de poche dans les flots, alors il nous annonça avec assurance que le vent allait souffler.
Cependant le jour commençait à baisser, nous abordâmes à cette pointe et nous dressâmes nos tentes pour y passer la nuit. Vers 11 heures, il s’éleva une tempête, la plus effroyable que j’aie jamais vue de ma vie. Nos tentes furent déchirées, et trempées jusqu’aux os, et nous n’avions pas clos l’oeil depuis onze heures. J’ai gardé le souvenir de cette nuit terrible, et voilà pourquoi je voudrais appeler ce lieu la pointe à la tempête.” »

Référence
Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, 1889: 204-205.

11 No d'identification : 20722 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
La légende du Mont-l’Oiseau.

« Décidément, les premiers voyageurs avaient de l’imagination. La montagne qui s’élève devant nous et qui semble fermer le St-Maurice, ils l’ont appelée Mont-l’Oiseau et prétendent qu’elle a la forme d’un oiseau. Alors c’est un oiseau qui n’existe plus, ou bien les ravages du feu sur la crête de la montagne l’ont bien défigurée. N’importe, c’est un des pics les plus élevés du St-Maurice. Il a du reste de la réputation dans les annales de la fantasmagorie.

La plupart des voyageurs vous assurent qu’il est impossible de camper au pied de cette montagne. La nuit, disent-ils, on entend des bruits de chaînes et des craquements d’os froissés l’un contre l’autre, comme si des squelettes se battaient entre eux. Des hommes qui ont essayé de camper là m’ont assuré qu’ils avaient entendu tous ces bruits-là et n’avaient pu fermer l’oeil de la nuit. Mais d’où vient cela, dis-je à l’un d’eux? Quelle explication donne-t-on? Pourquoi les esprits frappeurs ou les revenants hantent-ils cette place plutôt qu’une autre, le Mont-l’Oiseau plutôt que le Mont-Caribou? Une tradition assez vague rapporte que plusieurs hommes auraient été assassinés à cet endroit, et alors, ajoutent-ils, vous savez qu’on ne peut jamais dormir bien tranquille sur le lieu de sépulture d’un homme assassiné. »

Référence
Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, 1889: 38-39.