1 No d'identification : 1168 Fonds : Trois-Rivières
  Information documentaire
Le chef de police se plaint qu’un de ses hommes de police a failli provoquer une émeute aux quais de la Cie Richelieu parce qu’il était en état d’ébriété pendant le service.

Référence
Archives municipales de Trois-Rivières. Conseil municipal, Procédés du conseil municipal de Trois-Rivières, 1 octobre 1877.

2 No d'identification : 1167 Fonds : Trois-Rivières
  Information documentaire
Requête de Mme B. Lassalle & al. :

« On demande au conseil de former un corps de police d’au moins 6 hommes pour le port où on déplore de nombreux désordres durant la période de navigation. »

Aucune réponse.

Référence
Archives municipales de Trois-Rivières. Conseil municipal, Procédés du conseil municipal de Trois-Rivières, 1 août 1875.

3 No d'identification : 25203 Fonds : Trois-Rivières
  Information documentaire
Trois matelots appartenant à un bâtiment nouvellement entré dans note port, ont été arrêtés, jeudi dernier, sous prétexte qu’ils chantaient dans les rues et qu’ils étaient en état d’ébriété. L’arrestation a été opérée par nos policiers, entre 5 et 6 heures du soir, sur l’une de nos rues les plus fréquentées. On devine aisément qu’il devait y avoir, lors de l’arrestation, une affluence de monde considérable [...].
Les prisonniers, dont deux avaient été traités de la manière la plus brutale par la police, ont requis aussitôt nos services comme avocat [...]. Nous nous sommes hâté d’aller au secours d’étrangers qui disaient avoir été brutalisés par nos hommes de police. Après avoir puisé nos renseignements à une source certaine, nous nous sommes convaincus que certains policiers avaient commis un acte de sauvagerie en coulant opérer l’arrestation dont il est question.
Ces prétendus gardiens de la paix, voulant se faire valoir, ont provoqué de la manière la plus honteuse, 3 Norvégiens qui circulaient paisiblement dans les rues de notre cité. L’un d’eux du nom de Hamel, a poussé la lâcheté jusqu’à asséner 3 coups de son bâton sur la tête d’un homme qu’il a déclaré “être en état d’ivresse”.
Cet acte de vandalisme a soulevé l’indignation générale, et il n’y a aujourd’hui qu’une voix pour demander à ce que ce misérable soit éliminé du corps respectable auquel il appartient.
Les 3 messieurs ont plaidé non coupables devant Sévère Dumoulin l’un des magistrat de district.
Dans l’intervalle jusqu’au jugement, des pressions ont été faites sur eux afin qu’ils plaident coupables, ce qu’ils ont fini par faire (notamment de la part de L.U.A. Genest, Greffier de la Paix).
Craignait-on que le procès ne révélât la plus grande infamie et que des hommes, qui sont grassement payés par les contribuables de cette municipalité pour maintenir l’ordre public, nefussent trouvés coupables de l’acte le plus brutal que nous ayons encore eu à signaler. Nous disons que oui sans la moindre hésitation. (15 à 20 témoins de la scène étaient prêts à déposer).
Malgrécela, on a trouvé en Cour le moyen de faire l’éloge de la police sans exception au grand dégoût de la nombreuse et honnête assistance. On ne s’est pas contenté de conspirer, afin que la justice ne fut pas faite et que la société ne fût embarrassée d’hommes à capots bleus, portant des boutons jaunes, qui font le déshonneur et de la police et de la ville [...].
On vous informe que l’un des matelots a été frappé à la tête est à l’hôpital de cette ville et qu’il est dans un état voisin du danger.
Honte aux brutes qui l’ont ainsi traité!

Référence
Le Constitutionnel (30 mai 1881) : 2, col. 1-2.

4 No d'identification : 25421 Fonds : Trois-Rivières
  Information documentaire
[...] les travaux de printemps qui vont reprendre leur cours sur la fin de mars nous amèneront, comme à l’ordinaire une population qui aura sans cesse besoin d’être maintenue par la force, qui est peut-être la seule autorité qu’elle respecte. Que l’on ne s’imagine pas agir avec économie en différant d’établie une police, tôt ou tard, il faudra en venir à cette extrémité. Si on laisse le vide prendre de trop fortes racines, on aura certainement beaucoup de peine à le détruire, et il faudra beaucoup plus de personnes pour calmer les séditieux et maintenir le bon ordre qu’il n’en faudrait maintenant; les dépenses alors seront excessives, et l’on aura peut-être à déplorer la perte de plusieurs personnes. Les choses en sont rendus à un tel point qu’elles ne peuvent plus souffrir de retard; déjà les étrangers ont exprimé les craintes qu’ils éprouvaient quand il s’agissait de débarquer sur nos quais l’été dernier, où il fallait disputer le passage à une clique de malfaisants, souvent au risque de se voir assommer ou dépouiller de ses effets. Ces craintes qui n’ont pris naissance que sur la fin de la navigation, l’année dernière, devront se fortifier ce printemps, s’il l’on ne prend pas les moyens de les faire disparaître et l’on se priverai infailliblement de la visite d’un grand nombre de personnes qui ne laisseraient pas d’alimenter et de favoriser le commerce, en cette ville, si l’on s’efforçait d’assurer aux voyageurs la sécurité dont ils ont tant besoin dans une place étrangère. [...]
Quelques louis employés au soutien d’une bonne police ne pèseraient que bien faiblement sur le grand nombre de riches propriétaires qui se trouvent dans les limites de cette ville, cependant ils donneraient de l’emploi et de l’occupation à un certain nombre de pauvres indigents qui ne demanderaient pas mieux que de veiller à la sûreté publique pour se procurer un nécessaire que les citoyens sont pareillement obligés de leur fournir, pendant qu’ils n’ont rien à faire. [...] Que l’on se rappelle bien les scènes atroces qu’ont eu lieu pendant les nuits de l’été dernier, que l’on n’oublie pas les hurlements, que l’on entendait au milieu de nos rues mêmes les plus fréquentées; que l’on songe aux batailles, aux assassinats dont notre ville a été témoin et l’on n’hésitera pas un instant à établie une police. [...] Tout le monde conviendra qu’un bon système de police est absolument nécessaire et contribuera joyeusement à son établissement et à son entretien sur un pied respectable.


Référence
L’Ère Nouvelle (08 février 1856) : 2, col. 3-4.