Thème : Histoire et géographie
Index thématique -> Histoire et géographie
98 No d'identification : 20306 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Intégral :
St-Tite : « [...] La paroisse de St-Tite avait été plantée comme un avant-poste vers le mystérieux royaume du nord mauricien. En même temps que les missionnaires trifluviens montaient vers les villages indiens des têtes de boules, des pionniers, aventuriers, bûcherons ou trappeurs s’avançaient vers des terres éloignées de toute civilisation, dans le but d’y chercher leur profit où tout simplement la paix. »

Référence
Le Nouvelliste (9 décembre 1950): 5, col. 4.

99 No d'identification : 20722 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
La légende du Mont-l’Oiseau.

« Décidément, les premiers voyageurs avaient de l’imagination. La montagne qui s’élève devant nous et qui semble fermer le St-Maurice, ils l’ont appelée Mont-l’Oiseau et prétendent qu’elle a la forme d’un oiseau. Alors c’est un oiseau qui n’existe plus, ou bien les ravages du feu sur la crête de la montagne l’ont bien défigurée. N’importe, c’est un des pics les plus élevés du St-Maurice. Il a du reste de la réputation dans les annales de la fantasmagorie.

La plupart des voyageurs vous assurent qu’il est impossible de camper au pied de cette montagne. La nuit, disent-ils, on entend des bruits de chaînes et des craquements d’os froissés l’un contre l’autre, comme si des squelettes se battaient entre eux. Des hommes qui ont essayé de camper là m’ont assuré qu’ils avaient entendu tous ces bruits-là et n’avaient pu fermer l’oeil de la nuit. Mais d’où vient cela, dis-je à l’un d’eux? Quelle explication donne-t-on? Pourquoi les esprits frappeurs ou les revenants hantent-ils cette place plutôt qu’une autre, le Mont-l’Oiseau plutôt que le Mont-Caribou? Une tradition assez vague rapporte que plusieurs hommes auraient été assassinés à cet endroit, et alors, ajoutent-ils, vous savez qu’on ne peut jamais dormir bien tranquille sur le lieu de sépulture d’un homme assassiné. »

Référence
Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, 1889: 38-39.