Acteur (nom propre) :
1 No d'identification : 3415 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Champlain :

Monsieur Langelier, l’avocat de l’influence indue, l’allié et le collègue du suisse Joly est venu à Batiscan cette semaine solliciter Monsieur Napoléon Fugère de se présenter contre Monsieur St-Cyr.

Une dépêche nous informe que Monsieur Fugère a accepté et s’est engagé à livrer le comté aux rouges. L’espace nous manque pour en dire d’avantage, mais nous sommes persuadés que nos amis ne se laisseront pas livrer. Monsieur Fugère a déjà parait-il lâché le mot de taxe contre les conservateurs. Les rouges qui sont au pouvoir, à Ottawa depuis 5 ans, font payer de lourdes taxes, sur les habitants; mais nous les défions d’en citer une seule imposée par le gouvernement de Québec. Il n’y en a pas. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (4 avril 1878): 3, col. 2.
2 No d'identification : 4528 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Dimanche prochain, il y aura une grande démonstration politique à Yamachiche à laquelle les honorables Messieurs Joly, Marchand, Turcotte et Messieurs Charles Langelier, J. N. Bureau, C. R. et plusieurs autres orateurs distingués adresseront la parole. À cet effet, et pour donner à nos amis l’avantage de prendre part à cette grande démonstration, un train spécial du chemin de fer du Nord laissera la gare des Trois-Rivières à l’heure précise, dimanche, pour se rendre à Yamachiche, où doit avoir lieu la démonstration, et de là à Rivière-du-Loup, afin de donner l’avantage aux amis de la cause libérale, en cette paroisse, de se joindre à nous. Le train arrêtera aussi, en allant et revenant, à la Pointe-du-Lac. Un magnifique corps de musique fera partie de l’excursion.

Le prix du passage, aller et retour, sera réduit à 25 centins, afin de permettre à chacun de prendre part à cette grande manifestation libérale. »

Référence
La Concorde (3 octobre 1879): 2, col. 1.
3 No d'identification : 6721 Fonds : Trois-Rivières
  Information documentaire
L’oeuvre mémorable de MM. Joly et Turcotte et qui a [pour] nom le Loop-Line des Trois-Rivières va paraît-il revenir sur le tapis après dix ans de silence.
On se rappelle le but politique visé dans le temps par cette construction qui a coûté près de 100 000$ et sert quelques fois au trafic en été, mais reste encore couverte de neige durant tout l’hiver.
On s’imaginait depuis que les saignées pratiquées au trésor, sous le gouvernement Joly, au sujet de cette entreprise, avaient suffi pour payer archi-grassement [sic] tous ceux qui y avaient mis la main. C’était une grave erreur, paraît-il.
La rumeur circulait mardi à Québec que quelques-uns des anciens entrepreneurs, après avoir sommeillé pendant dix ans de régime conservateur, venaient tout à coup de se réveiller avec de plantureuses réclamations à faire valoir.
On parle même de plusieurs milliers de piastres payées récemment à ces trop heureux retardataires, à titre de restitution sans doute. On va même jusqu’à signaler le nom de quelques amis du nouveau procureur général comme étant au nombre de ceux auxquels la magnanimité de M. Mercier vient d’offrir ces généreuses répartitions provoquées par l’injustice et la parcimonie conservatrice!

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (7 juin 1888): 2, col. 1.
4 No d'identification : 7427 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Une escouade de douze hommes de police de Québec (six en uniforme et six sans uniforme) sous le commandement du capitaine Hengham, a passé ici hier dans le convoi de 3 heures P.M. se rendant à St-Vincent-de-Paul où il y aurait, dit-on, une grève formidable parmi les hommes qui travaillent au chemin de fer. Les entrepreneurs, ne s’accordant pas avec les hommes de la localité et des environs, auraient fait venir des travaillants de Batiscan, et ceux-ci auraient été empêchés de prendre l’ouvrage. On disait hier que les grévistes se proposaient d’obstruer la voie et d’arrêter la circulation des trains. Il parait que Monsieur Joly et Monsieur Mc Greevy ont peu de confiance aux autorités de Montréal pour amener la police de Québec rétablir l’ordre à St-Vincent, sous le nez de la police de Montréal. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (24 avril 1879): 3, col. 1.
5 No d'identification : 3913 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« La compagnie du chemin de fer des Trois-Rivières et Nord-Ouest qui se résume dans la personne de Monsieur Reynar, employé du gouvernement Mercier et qui n’a encore aucun subside des gouvernements, a repris ses travaux ces jours derniers en même temps que commençait la cabale en faveur de Monsieur Turcotte.

Une cinquantaine de voitures et un grand nombre d’ouvriers de cette ville travaillent actuellement à faire un simulacre de remblais à quelque distance de la commune.

Quant à la direction de ces travaux, elle est à peu près la même que celle qui opérait dans les montagnes de Saint-Didace pendant la récente élection de Maskinongé, et donnait des points à Monsieur Joly pour la souplesse des courbes et sa facilité à accommoder, par des zigzags, deux ou trois concessions à la fois. On s’attend que ces travaux finiront avec l’élection. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (24 mai 1888): 2, col. 1.
6 No d'identification : 11793 Fonds : Trois-Rivières
  Information documentaire
« M. Joly était en cette ville vendredi dernier pour prendre des arrangements au sujet du chemin de fer de ceinture autour de cette ville.
Le conseil de ville a adopté à l’unanimité une résolution à l’effet d’émettre 50 000$ de debenture sur la souscription des 100 000$ pour la construction du chemin des Piles.
Ce procédé était, dit-on, exigé par M. Joly comme condition nécessaire du commencement des travaux.
Cette affaire ayant été réglée à la satisfaction du gouvernement, on assure que les travaux vont commencer immédiatement. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (18 novembre 1878): 2, col. 4.
7 No d'identification : 19781 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Dès l’année 1856, et alors que le gouvernement n’avait encore fait aucun creusage dans le rapide Manigance, la compagnie américaine Phillip et Norcross avait déjà un petit bateau qui faisait régulièrement le service entre ces deux endroits, une fois par semaine. Ce vapeur aurait la forme d’un grand chaland de 100 pieds de long sur 15 de large environ, à fond plat naturellement, et ne tirant que 18 à 20 pouces d’eau; il était mû par une roue à aubes placée à l’arrière du bâtiment et en occupant toute la largeur. C’était précisément la forme qui convenait à la profondeur de la rivière aux eaux basses, alors que le courant forme en certains endroits des battures mouvantes qui, tantôt dans un lieu et tantôt dans un autre, élèvent des obstacles inattendus. Bref, c’était le vrai type de bateau à vapeur convenant [au] St-Maurice, et la preuve c’est qu’il fait le service avec succès pendant deux ou trois ans, ne prenant guère plus de 12 heures pour faire ses 70 milles en remontant le courant, et 6 heures en descendant, suivant la hauteur et la violence des eaux.
En 1879, le gouvernement provincial tenta un nouvel essai pour rétablir la navigation à vapeur entre les Piles et La Tuque, et prolonger ainsi l’été, la voie commerciale ouverte par la construction du chemin de fer des Piles. Mais faute de renseignements assez complets sur la profondeur du chenal et les obstacles qu’y fait surgir inopinément l’action des sables mouvants entraînés par le courant, le résultat ne fut pas heureux. Le bateau à vapeur Lagalissionnière, construit sous l’administration Joly, au coût de plusieurs milliers de piastres, ayant la forme et l’appareil d’un puissant remorqueur, avec hélice et fort tirant d’eau, ne put jamais quitter le mouillage de la baie des Piles, et dut être dépouillé de ses engins et abandonné sur la côte.

Référence
La vallée du St-Maurice et les avantages qu'elle offre à l'industrie, au commerce et à la colonisation, Ottawa, Département de l’agriculture, 1887: 31.