Acteur (nom propre) :
1 No d'identification : 7849 Fonds : Trois-Rivières
  Information documentaire
« Le confrère nous accuse en premier lieu de dénaturer les faits dans la liste que nous avons donnée des soumissionnaires, et il prétend nous fournir la vraie liste, la liste officielle. Nous serons bons princes à son égard et nous accepterons sans discuter les noms qu’il publie avec le chiffre de la soumission.

Les voici :

A. D. Ritchie : 45 000,00$
Jos Lachance : 46 600,00$
William Ritchie : 50 000,00$
Conolly et Murphy : 51 750,00$
Normand et Cie : 55 000,00$
Steward, Quinlan et Lefebvre : 74 351,00$. »

Référence
Le Constitutionnel (16 février 1883): 2, col. 1-2.
2 No d'identification : 7881 Fonds : Trois-Rivières
  Information documentaire
Un dragueur de la commission du Havre de Montréal est arrivé jeudi dernier pour préparer les fondations de la partie du quai des commissaires qui reste à construire. Quelques jours avant son arrivée les entrepreneurs MM. Normand et Cie s’étaient mis à l’oeuvre pour continuer les travaux commencés l’année dernière.

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (12 mai 1884): 3, col. 1.
3 No d'identification : 23817 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Les marchands de bois des Trois-Rivières se plaignent grandement et avec raison des obstacles sans nombre que causent à leurs opérations commerciales les changements apportés depuis deux ans aux booms du Cap aux Corneilles, sur le St-Maurice.

Jusqu’en 1887, les booms à cet endroit étaient tendus du côté est et pouvaient contenir de 200 000 à 250 000 billots; à l’époque sus-mentionnée, sur l’instance de certains jobbers, Sir Hector Langevin fit transférer les booms au côté ouest du St-Maurice, là où ils sont actuellement; maintenant, c’est tout au plus si 35 000 à 40 000 billots peuvent être logés dans ces booms.

Or, comme chaque année plus de 200 000 billots sont descendus par la voie du St-Maurice et que les booms du Cap aux Corneilles n’en peuvent contenir qu’une faible partie, il s’en suit que nos marchands de bois, qui sont en même temps propriétaires de moulins à scie, ne peuvent obtenir quotidiennement la quantité suffisante de bois pour alimenter leurs scieries.

Dernièrement, le surintendant des estacades a dû, afin de permettre à M. Baptist d’avoir un certain nombre de billots, lequel n’est que le nombre strictement nécessaire, pour empêcher les moulins Ross, Ritchie, dont M. Baptist est fournisseur, de discontinuer leurs opérations, faire sortir du Cap aux Corneilles une partie du bois des MM. Hall, et le chasser dans les booms de l’embouchure du St-Maurice.

Les MM. Hall se trouveront par là forcés de payer au moins $3.00 par cent billots pour les faire remonter de cet endroit; en outre, le manque d’espace dans les booms du Cap aux Corneilles a contraint ces MM de faire discontinuer le charroyage de billots, entre St-Tite et cette ville, vu qu’il n’y a aucune place pour les mettre. Depuis le mois de mai, les MM. Hall recevaient chaque jour un train de billots par le chemin de fer des Basses Laurentides; la discontinuation de ce train cause une perte journalière tant à la Cie du chemin de fer qu’aux MM. Hall et à nos travailleurs de $225,00.

Anciennement, à chaque cent cinquante pieds, il y avait une porte; ce qui permettait de faire sortir facilement le bois d’un chacun; aujourd’hui il n’y a qu’une porte, laquelle est placée à l’extrémité sud du boom, et souvent il arrive que pour avoir le bois appartenant à une compagnie quelconque, il faut au préalable faire sortir du boom tous les billots appartenant à une autre compagnie, si ces derniers se trouvent placés les premiers près de la porte. Bien des fois les marchands de bois se sont plaints de l’état des choses actuellement existant, mais toujours, sir Hector Langevin a fait la sourde oreille, soit que les MM. Normand l’aient trompé, soit qu’il tienne plutôt à protéger les intérêts de ces MM. que ceux du public.

Référence
La Paix (9 août 1889): 2, col. 1.