Acteur (nom propre) : Philipps, Norcross et Cie
1 No d'identification : 15371 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« En 1857, nouvelles démarches en haut lieu et projet de vastes dépenses dans notre coin de pays. La loi 20 Victoria, chapitre d’un million de dollars pour construire un chemin de fer des Trois-Rivières aux Piles et pour fonder une ligne de navigation qui remplacera celle dès lors installée par messieurs Philipps, Norcross et Cie, sur les soixante et quelques milles de cours d’eau navigables qui relient les Piles à La Tuque. Le Parlement s’engage envers les promoteurs, par la même loi, à les gratifier d’un bloc de terrain de vingt milles de longueur par dix milles de profondeur sur la St-Maurice, aussi près que possible des Piles, c’est-à-dire en définitive à deux pas de Grand-Mère, sinon à ce dernier endroit. »

Référence
Auguste Désilets, La Grand’Mère, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1933: 14.
2 No d'identification : 19781 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Dès l’année 1856, et alors que le gouvernement n’avait encore fait aucun creusage dans le rapide Manigance, la compagnie américaine Phillip et Norcross avait déjà un petit bateau qui faisait régulièrement le service entre ces deux endroits, une fois par semaine. Ce vapeur aurait la forme d’un grand chaland de 100 pieds de long sur 15 de large environ, à fond plat naturellement, et ne tirant que 18 à 20 pouces d’eau; il était mû par une roue à aubes placée à l’arrière du bâtiment et en occupant toute la largeur. C’était précisément la forme qui convenait à la profondeur de la rivière aux eaux basses, alors que le courant forme en certains endroits des battures mouvantes qui, tantôt dans un lieu et tantôt dans un autre, élèvent des obstacles inattendus. Bref, c’était le vrai type de bateau à vapeur convenant [au] St-Maurice, et la preuve c’est qu’il fait le service avec succès pendant deux ou trois ans, ne prenant guère plus de 12 heures pour faire ses 70 milles en remontant le courant, et 6 heures en descendant, suivant la hauteur et la violence des eaux.
En 1879, le gouvernement provincial tenta un nouvel essai pour rétablir la navigation à vapeur entre les Piles et La Tuque, et prolonger ainsi l’été, la voie commerciale ouverte par la construction du chemin de fer des Piles. Mais faute de renseignements assez complets sur la profondeur du chenal et les obstacles qu’y fait surgir inopinément l’action des sables mouvants entraînés par le courant, le résultat ne fut pas heureux. Le bateau à vapeur Lagalissionnière, construit sous l’administration Joly, au coût de plusieurs milliers de piastres, ayant la forme et l’appareil d’un puissant remorqueur, avec hélice et fort tirant d’eau, ne put jamais quitter le mouillage de la baie des Piles, et dut être dépouillé de ses engins et abandonné sur la côte.

Référence
La vallée du St-Maurice et les avantages qu'elle offre à l'industrie, au commerce et à la colonisation, Ottawa, Département de l’agriculture, 1887: 31.
3 No d'identification : 19784 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Textuel :
« L’on escomptait déjà une si grande activité et un si grand trafic sur le St-Maurice que MM. Pillipps, Norcross et Cie installaient une ligne de navigation sur les soixante et quelques milles de rivière navigable qui relient les Piles à La Tuque. »

Référence
Thomas Boucher, Mauricie d’autrefois, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1952: 183.
4 No d'identification : 19795 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
L’abandon de la ligne de navigation par bateau à vapeur établie autrefois entre les Piles et La Tuque par la compagnie américaine Phillips & Norcross et l’abolition de la station des estacades du gouvernement des dernières années, ont enlevé ces espérances légitimes et brillantes pour le temps; c’est-à-dire jusqu’à ce qu’on puisse rétablir la navigation à vapeur ou que quelque compagnie puissante fasse revivre toutes ces promesses de progrès par la construction d’une voie ferrée reliant ce riche pays avec les grands centres commerciaux.

Référence
La vallée du St-Maurice et les avantages qu'elle offre à l'industrie, au commerce et à la colonisation, Ottawa, Département de l’agriculture, 1887: 16.
5 No d'identification : 20280 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
À 18 milles de la Rivière aux Rats, on arrive à La Tuque qui est le terminus de la navigation depuis les Piles.
Placé à la tête de la navigation, entouré d’un pays aussi fertile que pittoresque, servant d’intermédiaire au commerce de la Baie d’Hudson avec les Trois-Rivières, à portée de communications faciles et assez rapprochées avec la vallée du Lac St-Jean par la rivière Croche, le poste de La Tuque promettait beaucoup pour l’avenir, au point de vue du commerce et de la colonisation. Possédant des pouvoirs d’eau admirables et de grandes estacades pour retenir les bois de commerce provenant des plus puissants tributaires du St-Maurice, il devait attendre beaucoup de l’exploitation industrielle; et tous ceux qui connaissent quelque chose du St-Maurice, désignaient cet endroit se transformer dans un avenir prochain en une populeuse et florissante cité.
Aujourd’hui il n’y a plus que quelques familles à la Tuque et la plupart des maisons construites jusqu’à ces derniers temps sont désertes.
L’abandon de la ligne de navigation par bateau à vapeur établie autrefois par la compagnie américaine Philipps & Norcross et l’abolition de la station d’estacades du gouvernement, ces dernières années, ont enlevé ces espérances légitimes et brillantes, pour un temps, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’on puisse rétablir la navigation à vapeur ou que quelque compagnie puissante fasse revivre toutes ces promesses de progrès, par la construction d’une voie ferrée reliant La Tuque aux grands centres commerciaux.

Référence
La vallée du St-Maurice et les avantages qu'elle offre à l'industrie, au commerce et à la colonisation, Ottawa, Département de l’agriculture, 1887: 15-16.
6 No d'identification : 20618 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
« On nous écrit des Trois-Rivières en date de dimanche, 11 août. Le moulin des Américains à l’embouchure du St-Maurice du côté ouest a été complètement détruit ce matin par un incendie, entre trois heures et cinq heures. Les ateliers et les quais seuls ont été sauvés, la grande cheminée est restée debout au milieu des décombres fumant. Les pertes sont de soixante à quatre-vingt mille piastres couvertes par environ 50 000$ d’assurance. Ces scieries, les plus considérables du St-Maurice, employaient à peu près 250 hommes qui se trouvent jetés sur le pavé. Ces moulins construits il y a vingt ans par la compagnie américaine de Philips, Norcross & Co. avaient été depuis lors du principal point d’appui de la prospérité des Trois-Rivières. Cet incendie est une terrible calamité pour la ville. Quant aux propriétaires Ross, Ritchie et Co., ils y perdaient de l’argent, et dans la crise financière que nous traverserons, cet incendie doit être une perte financière [...] pour eux. Si les assurances ne se font pas tirer l’oreille pour payer. Encore une maison de commerce qui ne fera certainement pas de billots cette année. »

Référence
Courrier de Maskinongé (15 août 1878): 3, col. 2.
7 No d'identification : 23765 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Elzéar Gérin :
En 1852, il [le gouvernement] fit construire simultanément les ouvrages dispendieux qui se trouvent à l’embouchure du St-Maurice, aux chutes des Grès, de Shawinigan et de la Grand-Mère. Ouverts au printemps de 1853, ces travaux donnèrent une impulsion vigoureuse au commerce du bois. Encouragé par ces premiers résultats, le gouvernement fit faire ensuite les travaux de La Tuque en 1855, ceux des Petites Piles en 1863 et des Remous Plamondon en 1866. En 1856 et 1857, pendant que le bateau à vapeur de la maison Philips, Norcross & Co. faisait le service entre les Grandes Piles et La Tuque, le gouvernement avait fait creuser le Rapide de la Manigance.

Référence
Elzéar Gérin-Lajoie, «Le Saint-Maurice: notes de voyage», Revue canadienne, 9 (1872): 53.