Acteur (nom propre) : Price et Cie
1 No d'identification : 15947 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Joseph-Édouard Lanouette

« Quoiqu’il n’ait pas reçu une grande instruction dans sa jeunesse, époque où les écoles étaient rares, il était franchement instruit.

Monsieur Lanouette qui faisait un commerce considérable de bois de corde possédait un quai (à Champlain), vis-à-vis sa propriété, en face du fleuve. Ce bois servait à chauffer les bouilloires des remorqueurs à vapeur qui étaient alors en grand nombre et dont le combustible était le bois. Le charbon de terre était très rare pendant que le bois abondait partout. C’est bien après 1880 qu’on fit usage du charbon de terre pour alimenter la vapeur. Monsieur Lanouette vendait, à chaque session de navigation, six à sept mille cordes de bois aux remorqueurs. Ces chiffres donnent une idée de la main-d’oeuvre qu’il employait pour ce commerce. Ses employés lui étaient très dévoués, à cause de son honnêteté envers eux pour les rémunérer de leur travail. On a vu à ce quai jusqu’à cinq remorqueurs à la fois, occupés à prendre du bois.

L’activité qui y régnait était grande, tant de la part des employés des bateaux que de ceux de Monsieur Lanouette. Nous sommes étonnés aujourd’hui de constater le nombre de cages de bois en billots ou en plançons équarris qui descendaient alors le fleuve chaque année. Les plançons étaient exportés en Angleterre, pendant que les billots étaient destinés aux immenses scieries que la Price & Cie possédaient aux chutes Montmorency. Les cages étaient dirigées par des remorqueurs: mais si le vent s’élevait en plus et devenait violent, il fallait mettre la cage en côte, c’est-à-dire l’accoster au rivage. Les endroits propices pour cette fin n’étaient pas nombreux de Montréal à Québec. D’abord, il fallait un lieu où l’eau fut assez profonde jusqu’au rivage et que cet endroit fut à couvert du vent, car la grosse mer débloquait les cages. Champlain possédait un endroit idéal pour l’accostage. Si le vent nord-est ou sud-ouest s’élevait un peu fort, on était certain de voir arriver des cages se mettre en sûreté contre les traîtrises de la mer. Le lieu était un peu en bas de l’île à Bigot. »

Référence
Prosper-Victor-Léandre Cloutier, Histoire de la paroisse de Champlain, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1915 et 1917: 430.
2 No d'identification : 19823 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Mode de rémunération des ouvriers forestiers de Price. Système des bons échangeables pour des marchandises aux magasins de la colonie.

Référence
Roland St-Amand, Les Laurentides batiscanaises; une géographie de l’exploitation des ressources naturelles, Thèse de maîtrise (géographie), Québec, Université Laval, 1969: 135.
3 No d'identification : 20071 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Intégral :
« Port de Trois-Rivières.
Le steamship Colina devra arriver le soir prendre un chargement de madriers pour Glascow au quai de Reynar.
Le steamship Ville de Para devra arriver la semaine prochaine charger le bois de commerce pour le Brésil, expédié par MM. Ross, Ritchie & Cie.
La barque Drammenscren est arrivée à son deuxième voyage et est actuellement à prendre son chargement au moulin de MM. Price & Cie à Batiscan. »

Référence
La Concorde (15 septembre 1882): 2, col. 4.
4 No d'identification : 23220 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Aménagement de la Batiscan par la Price en haut de son moulin à la chute à Murphy.

Référence
Roland St-Amand, Les Laurentides batiscanaises; une géographie de l’exploitation des ressources naturelles, Thèse de maîtrise (géographie), Québec, Université Laval, 1969: 135.