Acteur (nom propre) : Proulx, V. B. G.
1 No d'identification : 6727 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Nous regrettons bien sincèrement de n’avoir pas parlé plus tôt de cette belle fête collégiale dont Monsieur le Grand-Vicaire T. Caron est annuellement le digne objet. Un voyage impossible à différer nous a empêché de le faire auparavant : nous voulons cependant aujourd’hui réparer cette omission.

La St-Thomas au Séminaire de Nicolet est une fête qui laisse toujours de douces impressions dans le coeur de tous ceux qui en sont témoins, et particulièrement de tous ceux qui ont passé les années de leur jeunesse sous la direction paternelle de Monsieur le G.-V. Thomas Caron. Aussi les élèves de cette célèbre maison d’éducation attendent ce jour, tous les ans avec la plus vive anxiété et la saluent dans les transports de la plus franche allégresse. Cette année, la St-Thomas a été célébrée au séminaire par des démonstrations non moins belles que celles des années précédentes. La soirée organisée pour la circonstance a eu le succès le plus brillant.

L’auditoire qui assistait à cette représentation dramatique était nombreux. On y comptait près d’une trentaine de prêtres parmi lesquels on distinguait Monsieur le Grand Vicaire Laflèche, et Monsieur Harper, curé de St-Grégoire, l’honorable V.B.G. Proulx, C. L. et M. L.L.L. Desaulniers, ex-représentant du comté St-Maurice, étaient aussi présents à cette soirée.

On y a joué deux pièces, l’une comique l’autre tragique. Le “Médecin malgré lui” de Molière a très bien réussi. Tous les acteurs en général ont bien rempli leur rôle et plusieurs se sont distingués. Le chant et la musique ont été en harmonie avec tout le reste. Inutile de dire que Monsieur de Châtillon y a fait preuve comme toujours de l’excellence et de toute la supériorité de son talent, et que les applaudissements les plus enthousiastes accueillirent les sons ravissants qu’il sut si bien tirer de son instrument.

Monsieur le G.V. Thomas Caron, l’objet de cette fête, avait le coeur rempli d’émotion. La tendresse et la sensibilité de ce sage et prudent directeur lui faisaient verser de douces larmes qui nous disent assez combien lui sont chers les élèves de la maison d’éducation qu’il dirige depuis si longtemps avec tant d’habileté. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (4 janvier 1866): 2, col. 5.