Acteur (nom propre) :
1 No d'identification : 21036 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
« Les scieries Ritchie ont commencé samedi leurs opérations de jour. Hier soir, elles ont commencé celles de nuit. »

Référence
Le Trifluvien (27 juin 1899): 3, col. 2.
2 No d'identification : 21457 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Grandes Piles, 1895.

Le village a surgi avec la construction du chemin de fer. Il est l’entrepôt de la région et la tête de la navigation et de l’embranchement du chemin de fer qui conduit à Trois-Rivières.

On y remarque l’importante scierie de William Ritchie qui expédie quotidiennement à Trois-Rivières de fortes quantités de bois de construction.

Référence
Arthur Buies, Le chemin de fer du Lac St-Jean, Québec, Léger Brousseau, 1895: 102.
3 No d'identification : 23817 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Les marchands de bois des Trois-Rivières se plaignent grandement et avec raison des obstacles sans nombre que causent à leurs opérations commerciales les changements apportés depuis deux ans aux booms du Cap aux Corneilles, sur le St-Maurice.

Jusqu’en 1887, les booms à cet endroit étaient tendus du côté est et pouvaient contenir de 200 000 à 250 000 billots; à l’époque sus-mentionnée, sur l’instance de certains jobbers, Sir Hector Langevin fit transférer les booms au côté ouest du St-Maurice, là où ils sont actuellement; maintenant, c’est tout au plus si 35 000 à 40 000 billots peuvent être logés dans ces booms.

Or, comme chaque année plus de 200 000 billots sont descendus par la voie du St-Maurice et que les booms du Cap aux Corneilles n’en peuvent contenir qu’une faible partie, il s’en suit que nos marchands de bois, qui sont en même temps propriétaires de moulins à scie, ne peuvent obtenir quotidiennement la quantité suffisante de bois pour alimenter leurs scieries.

Dernièrement, le surintendant des estacades a dû, afin de permettre à M. Baptist d’avoir un certain nombre de billots, lequel n’est que le nombre strictement nécessaire, pour empêcher les moulins Ross, Ritchie, dont M. Baptist est fournisseur, de discontinuer leurs opérations, faire sortir du Cap aux Corneilles une partie du bois des MM. Hall, et le chasser dans les booms de l’embouchure du St-Maurice.

Les MM. Hall se trouveront par là forcés de payer au moins $3.00 par cent billots pour les faire remonter de cet endroit; en outre, le manque d’espace dans les booms du Cap aux Corneilles a contraint ces MM de faire discontinuer le charroyage de billots, entre St-Tite et cette ville, vu qu’il n’y a aucune place pour les mettre. Depuis le mois de mai, les MM. Hall recevaient chaque jour un train de billots par le chemin de fer des Basses Laurentides; la discontinuation de ce train cause une perte journalière tant à la Cie du chemin de fer qu’aux MM. Hall et à nos travailleurs de $225,00.

Anciennement, à chaque cent cinquante pieds, il y avait une porte; ce qui permettait de faire sortir facilement le bois d’un chacun; aujourd’hui il n’y a qu’une porte, laquelle est placée à l’extrémité sud du boom, et souvent il arrive que pour avoir le bois appartenant à une compagnie quelconque, il faut au préalable faire sortir du boom tous les billots appartenant à une autre compagnie, si ces derniers se trouvent placés les premiers près de la porte. Bien des fois les marchands de bois se sont plaints de l’état des choses actuellement existant, mais toujours, sir Hector Langevin a fait la sourde oreille, soit que les MM. Normand l’aient trompé, soit qu’il tienne plutôt à protéger les intérêts de ces MM. que ceux du public.

Référence
La Paix (9 août 1889): 2, col. 1.