Toponyme : Témiscamingue
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1 No d'identification : 19776 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Question de salaire: Les sous-contracteurs (jobbers) embauchent les hommes à 26.00$ par mois mais quelques jours plus tard, les règlent à 15$ et 18$.

Référence
«Rapport de Louis Morin au Premier Ministre sur sa visite au Témiscamingue», Gazette du travail, 70 (23 décembre 1933): 3-4.
2 No d'identification : 19909 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Les heures de travail sont de 6 a.m. à 6 p.m., avec vers midi, les 20 minutes strictement nécessaires pour prendre leur repas. Quant aux infractions à la loi des accidents du travail, elles sont aussi flagrantes que nombreuses, mais je m’en expliquerai ultérieurement avec vous.

Référence
«Rapport de Louis Morin au Premier ministre sur sa visite au Témiscamingue», Documents de la Session (D.S.), 67, 70 (23 décembre 1933): 4.
3 No d'identification : 20348 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Grief très sérieux, celui-ci: Dans le « bunching » ou « bunchage » (opération qui consiste à réunir les billots en grosses cordées isolées), on fait porter les billots par les hommes quand ce travail devait uniquement être fait par des chevaux. De nombreux cas de hernie résultent de ce travail forcé et forçant, et ils plaident éloquemment en faveur de sa disparition.

Référence
«Rapport de Louis Morin au Premier ministre sur sa visite au Témiscamingue», Documents de la Session (D.S.), 67, 70 (23 décembre 1934): 3.
4 No d'identification : 20350 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Il y a dans cette région du Témiscamingue deux centres importants où se fait l’exploitation de la forêt: Clérion, à 35 milles de Rouyn direction sud-est et Cléricy, direction opposée. Dans le Clérion, il y avait 600 à 700 bûcherons. Tous ont quitté le travail et les camps ont été fermés. 300 à 400 bûcherons sont retournés à leur domicile en attendant que la tempête fut passée. Les 300 autres ont fait la grève et ce sont ces bûcherons qui ont fait 35 milles à pied et sont venus à Rouyn.

Dans le Cléricy il y avait 2 000 bûcherons et ces derniers sont restés là. Ils étaient prêts à venir à Rouyn rencontrer les autres mais grâce à un acte de jugement, au tact et à la présence d’esprit du sergent Turnbull, ces 2 000 bûcherons sont restés à leur camp. Le trouble a commencé le 22 novembre 1933 mais surtout le 26 novembre, au camp Turpin, où les hommes ont refusé de travailler. [...] Enfin les bûcherons, à la fin de novembre, arrivèrent au nombre de 250 à 300 à Rouyn, après avoir marché une distance de 35 milles.

Référence
«Rapport de M. Morin au Premier ministre sur sa visite à Rouyn pour enquêter sur la grève», Documents de la Session (D.S.), 66, 70 (27 décembre 1933).
5 No d'identification : 20353 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Requête signée par les bûcherons et soumise à la compagnie. 1934.

Nous avons signé et avons décidé de faire une « strake » pour les demandes mentionnées.
1- De hausser les salaires de 35$ par mois, la pension payée
2- Pour meilleure pension
3- Pour meilleures conditions
4- Pour meilleure lumière dans les camps
5- Pour 3 1/2 cents du billot pour les travailleurs à la job, pas d’étampage, pas de peinturage
6- Pas plus de 60 cents par jour de pension pour les jobbers
7- Le contrat est supposé être signé par la compagnie et chaque employé est supposé de se faire donner un engagement.

Les signatures suivent...

Référence
«Rapport de M. Morin sur sa visite au Témiscamingue», Documents de la Session (D.S.), 67, 70, Exhibit 5 (1934).
6 No d'identification : 20840 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Donc en 1934, l’Union Catholique des Cultivateurs prenait l’initiative de former une association de bûcherons. Pourquoi cette initiative de l’U.C.C.? Parce que dans notre province, le gros de la main-d’oeuvre forestière se recrute chez les agriculteurs et les fils d’agriculteurs, et qu’ainsi, comme groupement professionnel, l’U.C.C. était directement intéressée. L’idée fut lancée à la suite de la grève du Témiscamingue dont nous avons dit un mot plus haut. Dès l’hiver 1934-35, la nouvelle association groupait 3 608 membres. Puis, d’une année à l’autre, ses effectifs fluctuent considérablement. En 1935-36, léger fléchissement avec 3 151 membres; en 1936-37, on reprend le terrain perdu avec 3 648 membres; l’année suivante les effectifs doublent ou à peu près, atteignant 7 038 membres. Nouvelle chute l’année suivante à 3 439 membres. En 1939-40, l’Association touche le sommet de sa puissance avec 9 955 membres; hélas! pour retomber en membres et en 1941-42 à son plus bas niveau, soit 2 686 adhérents.

Différentes raisons peuvent expliquer ces fluctuations de grande amplitude:
1. Comme nous l’avons déjà noté, l’éparpillement des ouvriers forestiers d’une frontière à l’autre de la province, et par suite, la difficulté pratique de les grouper, difficulté aggravée elle-même par l’individualisme traditionnel de nos ruraux.
2. L’opposition plus ou moins ouverte des employeurs à l’Association et les obstacles suscités à la propagande dans les camps.
3. Surtout le fait que les membres de l’Association sont agriculteurs et non forestiers par profession et que leur qualité de membres de l’U.C.C. leur procure les mêmes avantages que la participation à l’Association des bûcherons.

Il semble que c’est surtout cette raison qui a joué en ces dernières années; de plus en plus l’Association des bûcherons tend à s’absorber dans l’U.C.C... Du moins c’est ce que semble démontrer d’une part la diminution des effectifs de l’Association de ceux qui, pour se prévaloir des services de l’Association, se servent de leur affiliation à l’U.C.C.

Référence
Esdras Minville, La forêt, Montréal, Fides, 1944: 325.
7 No d'identification : 21849 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Un facteur important de réussite dans la lutte contre l’incendie forestier, c’est, après que celui-ci a été localisé, la rapidité avec laquelle l’alarme peut être donnée. À cette fin, les 327 tours d’observation sont reliées aux postes des gardes-feux par des lignes téléphoniques. Cette année, les associations en ont construit 508 milles; quant à nous, nous avons jeté une ligne de 120 milles entre la région minière de Rouyn et la base forestière d’Angliers. Les lignes téléphoniques utilisées actuellement pour la protection des forêts ne mesurent pas moins de 2 729 milles. A brève échéance, l’Abitibi sera reliée au Témiscamingue et au haut St-Maurice. Il faut bien avouer, cependant, que l’entretien de ces lignes est une source de dépenses assez grande. La science, toujours en progrès, trouvera-t-elle un autre moyen sûr, tout en étant assez économique, de communiquer à distance?

Référence
Rapport du ministre des Terres et Forêts, Québec, Ministère des Terres et Forêts, 1926: 61.
8 No d'identification : 23093 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Ce district est traversé dans toute sa longueur par le chemin de fer transcontinental. Il comprend les comtés suivants : demie sud-est de Montcalm, Joliette, Berthier, Maskinongé, St-Maurice, Champlain, Portneuf, Québec, Montmorency et l’Abitibi, qui se trouve comprise dans le comté de Témiscamingue. Le personnel est composé d’un inspecteur, 5 assistants, 12 gardes forestiers ou mesureurs experts.
Le total des bois coupés sur les limites a été de 201 000 000 de pieds. Ces coupes ont été faites par 1454 chantiers, employant 8272 hommes et 2713 chevaux. Nos agents et préposés ont fait 2873 inspections.

Référence
Documents de la Session (D.S.), 50, app.13. rapport du ministre des terres et forêts, deuxième session 1916, année fiscale 1915-16 (1916): 24.
9 No d'identification : 20349 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Les bûcherons sont obligés d’acheter leurs outils, leurs gants et les autres articles dont ils ont besoin pour leur travail et pour se vêtir, à deux ou trois fois leur valeur réelle.

Les hommes se plaignent qu’on leur demande cinq dollars pour monter au camp et autant pour en redescendre, ce qui annihile complètement leur salaire.

Référence
«Rapport de Louis Morin au Premier ministre sur sa visite au Témiscamingue», Documents de la Session (D.S.), 67, 70 (23 décembre 1934): 3.
10 No d'identification : 20842 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
La réaction par l’ensemble du Québec. Grève des chantiers du Témiscamingue, formation de l’Association des bûcherons par l’U.C.C. et les réponses du gouvernement.

Référence
Esdras Minville, La forêt, Montréal, Fides, 1944: 315-327.
11 No d'identification : 20675 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Logements insalubres, sans hygiène aucune, le sous-contracteur Paul Thomas allant jusqu’à faire coucher ses hommes dans un ancien poulailler.

Dans certains chantiers, les hommes ne peuvent même pas se procurer une cuvette pour laver leur linge, ce qui naturellement force ces malheureux à croupir bien involontairement dans une répugnante saleté. Dans certains cas, on a fait coucher les hommes (camp de Charles Gauthier) sans couvertures pour la nuit et ce n’est qu’après la menace faite de quitter le travail qu’ils ont obtenu satisfaction sur ce point.

Référence
«Rapport de Louis Morin au Premier Ministre sur sa visite au Témiscaningue.», Documents de la Session (D.S.), 66, 70 (23 décembre 1933): 3.
Index toponymique -> Témiscamingue