Toponyme : Mékinac, Rivière
Index toponymique -> Mékinac, Rivière
1 No d'identification : 19968 Fonds : Exploitation forestière
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Textuel :
« Les MM. Hall, Neilson et Co. sont à faire transporter leurs scieries, par voie des chemins de fer des Basses Laurentides du Pacifique Canadien, de grandes quantités de billots qu’ils ont fait couper durant l’hiver sur les bords de la rivière Mékinac, et, aussitôt que ce bois sera arrivé, les scieries seront mises en opération. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (9 mai 1889): 2, col. 5.
2 No d'identification : 20875 Fonds : Exploitation forestière
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Tiré du Chronicle de Québec.

Une centaine de colons sont établis dans le Haut St-Maurice entre les Piles et La Tuque: « Ces cultivateurs sont tous à l’aise, plusieurs même sont riches. Ils font des récoltes abondantes pour lesquelles ils trouvent un marché à leurs portes, réalisant de hauts prix en vendant leurs produits aux marchands de bois. Comme exemple, citons le cas de M. Parent, de Rimouski, qui s’établit à la Mékinac, il y a quinze ans, et qui est aujourd’hui un riche cultivateur, possédant une belle ferme de 160 âcres dont 100 sont en culture. »

Référence
Le Trifluvien (22 octobre 1895): 2, col. 2-3.
3 No d'identification : 21318 Fonds : Exploitation forestière
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Quant à ce qui concerne la colonisation, on a représenté que, comme La Tuque ne peut manquer de devenir bientôt une place d’une importance considérable, à cause de sa situation à l’extrémité de la partie navigable et de son voisinage des confluents des principaux cours d’eau qui se jettent dans le St-Maurice, il serait bon de faire le cadastre de cette localité et de la diviser en terrains. On a aussi suggéré qu’on pourrait arpenter quelques townships dans le voisinage des confluents des principaux cours d’eau, comme, par exemple, sur la rivière du Rat, du Mattawin et du Mékinac, il faudrait préparer au moins deux ou trois rangs de terrains entre les Grandes Piles et le Mattawin.

Ainsi le territoire du St-Maurice semble dans son aspect général être de toute manière parfaitement favorable à la colonisation. Dans une région d’une telle étendue il ne serait pas raisonnable de s’attendre à ne pas trouver des bandes de sol complètement stérile. [...] Mais ces terres constituent l’exception et non la règle. [...] Cette contrée n’a besoin que de la main de l’homme et de quelques années pour devenir l’égale des parties les plus florissantes du Canada. [...]

Dans ce but, il est à désirer qu’on ouvre un chemin de chaque côté du St-Maurice, pour aller assez avant dans l’intérieur et qu’on arpente des terrains de 100 âcres chacun, pour les donner en pur octroi à ceux qui iront s’y établir.

La route sur la rive gauche ou orientale devrait commencer au village de la rivière des Envies et, après avoir traversé la commune de Mékinac dont il a été déjà question, aller encore à 60 milles plus loin jusqu’à la rivière des Bostonnais. En se maintenant à une distance d’environ 5 milles du St-Maurice, cette ligne passerait continuellement sur une large bande de terre excellente pour les défrichements, et elle serait en même temps très utile au commerce du pays. Cette route et les établissements qui la borderaient pourrait se prolonger ainsi sur une distance de 100 milles, sans jamais quitter un sol d’excellente qualité.

Sur la rive droite, le chemin à ouvrir devrait aller de la commune de Shawinigan à la rivière Mattawin, près du confluent de la rivière du Castor, ce qui ferait un parcours de 27 milles. Cette voie [...] passerait à travers une bonne contrée et elle donnerait accès aux excellentes terres qu’on trouve sur la Mattawin.

Le long de ce chemin et plus particulièrement sur le premier, on pourrait ensuite, à mesure que les défrichements avanceraient, arpenter une succession à la gauche et à la droite de la voie. Il est aussi à désirer que l’on fasse le cadastre des terres du confluent de la rivière du Rat et de quelques autres affluents du St-Maurice qui offrent des avantages particuliers aux colons.

Référence
«Rapport du commissaire de la Couronne», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 15, 25 (1857).
4 No d'identification : 23232 Fonds : Exploitation forestière
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Les rivières qu’il serait désirable de diviser immédiatement en limites sont la rivière aux Rats, Vermillon, Flamand, et Mattawin du côté ouest du St-Maurice, et les rivières Corche, La Trenche, Bostonnais et Mékinac du côté est; ces relevés pourront être ensuite étendus à d’autres rivières aussi importantes, mais pour lesquelles les demandes sont moins pressantes.

Référence
Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 11 (1852).
5 No d'identification : 23871 Fonds : Exploitation forestière
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Nous remontons la rivière pour aller inspecter les travaux de dragage que le gouvernement fédéral fait exécuter sur les battures près de l’embouchure de la rivière Mékinac. Le directeur des travaux M. Hould a sous ses ordres une équipe de 25 hommes en moyenne. Les travaux auxquels il a été employé s’étendent jusqu’à la Vermillon , à la chute des Iroquois. Le gouvernement fédéral a effectué pour ces opérations une somme de 15 000$. La navigation est surtout difficile depuis les Piles jusqu’aux Rapides Manigance. Ces années dernières, on a dragué le rapide même. On a, à l’aide de grues, extrait du rapide les roches qui obstruaient la navigation. Ces travaux ont été d’une exécution très difficile, en ce qu’il a fallu miner presque partout. Cette année, on poursuit les mêmes opérations en bas du rapide. On extrait du sable et des roches. En certains endroits, il faut avoir recours aux mines. La matière extraite est déposée sur des pièces d’estacade qui font office de chaland. [...] On a posé des bouées et balisé le chenal jusqu’à La Tuque. Grâce à ces travaux la navigation est maintenant assurée sur tout ce parcours, et les MM. Ritchie y ont une ligne régulière de vapeurs à faible tirant d’eau. C’est le moins que le gouvernement devait faire pour assurer le transport des produits de cette vaste région, riche en ressources de tous genres : produits de la ferme, mines de marbre, fer, mica, et même pierre de taille, à la Grande Anse, etc.

Référence
Le Trifluvien (12 octobre 1894).
6 No d'identification : 23879 Fonds : Exploitation forestière
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Dans le but de permettre aux barges de venir charger au pont du grand chemin, le chenal occidental du St-Maurice a été dragué à 9 pieds à mer basse, pendant le dernier exercice
[...] mais en amont des Grandes Piles jusqu’à La Tuque, soit une distance de 75 milles, il y a un bon chenal pour les vaisseaux qui ne jaugent pas plus de 2 pieds.
Il y a maintenant 4 vapeurs qui naviguent sur cette partie de la rivière et tous tirent 3 à 4 pieds d’eau, ce qui est beaucoup trop pour certaines parties de la route.
Les plus grands obstacles que rencontre la navigation sont le rapide de Manigance et les battures à la Mékinac, et la pointe à Thom. Deux équipes d’hommes ont travaillé sur la batture vis-à-vis la rivière Mékinac, l’outillage se composant de deux chalands munis de dragues à cuillères, mis en mouvement par des treuils tandis qu’une autre équipe a travaillé au rapide Manigance. Vu l’époque avancée de la saison on n’a pu que faire sauter le roc.

Référence
Documents de la Session (D.S.), 26, 6 (8) (1893).
7 No d'identification : 23887 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Il existe un chenal pour les navires dont la profondeur à certaines places est néanmoins limitée à deux pieds à l’eau basse en raison de plusieurs embarras qui, dans cette étendue de 75 milles, sont plus grands aux rapides Manigance, les hauts fonds au Mékinac, à Pointe à Tom, le haut fond à l’île aux Morpions et à la pointe à Trudel près des Grandes Piles.
En 1891, des ouvrages furent commencés à quelques-uns des points ci-dessus mentionnés pour les rendre navigables aux bateaux d’un plus fort tirant. (Néanmoins, la profondeur demeure de 2 pieds à l’eau basse.)

Référence
Documents de la Session (D.S.), 33, 9, RAMTP (1899).
8 No d'identification : 9786 Fonds : Société régionale
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Intégral et complet :
« Notre St-Maurice n’a jamais été aussi en vogue que cette année.

Dans le cours de l’été, un grand nombre d’amateurs de pêche venant des différentes parties du pays sont passés ici, les uns se rendant aux Piles, les autres aux rivières Mékinac et Wissonneau. Ils en sont tous revenus avec une pêche très abondante.

Demain matin, une partie d’excursionnistes composée de l’honorable sénateur Thibodeau, Monsieur le juge Dugas, Messieurs C.A. Geoffrion, C. Beausoleil, L.A. Boyer, Ald. Deschamps et autres, doit se rendre aux Piles pour quelques jours, pour y faire la pêche et la chasse. »

Référence
La Concorde (3 septembre 1880): 2, col. 5.
9 No d'identification : 9811 Fonds : Société régionale
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Les amateurs de pêche profitent gaiement du temps des vacances. Les jours derniers, une dizaine d’amis, membres du « club de pêche et de chasse des Trois-Rivières », sont allés passer 8 jours au lac Archange.

Sont revenus enchantés de leur excursion. Le fait est que le lac Archange, situé dans les Laurentides à 2 ou 3 lieues de la rivière Mékinac, est la plus jolie pièce d’eau que l’on puisse imaginer; il est très poissonneux et les montagnes qui le bordent offrent un coup d’oeil ravissant. Le club, qui a le droit de chasse et de pêche sur le lac, y a fait ériger, sur un des points les plus pittoresques de la rive, une très commode habitation où les excursionnistes peuvent s’installer tout à leur aise et jouir des agréments de la pêche.

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (30 juillet 1885): 1, col. 4.
10 No d'identification : 9874 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Les moulins à farine et à scie de Messieurs Marchand et Lafrance, sur la rivière des Envies, les forges Larue sur la petite rivière Mékinac etc. On y trouve des gîtes importants de minerai de fer limoneux, surtout près de la rivière à la Lime. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (15 mars 1875): 1, col. 5.
11 No d'identification : 23846 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
« Il y a dans cette anse de Chawinigan des estacades d’une importance particulière. Quand le flottage s’est fait sur les criques et les rivières, depuis la Trenche et la Vermillon jusqu’à la Mékinac, le St-Maurice transporte une quantité de bois vraiment énorme. Si on laissait immédiatement parvenir toutes ces bûches jusqu’aux Trois-Rivières, il n’y aurait pas d’estacades assez fortes pour les contenir, car le courant est alors trop rapide; elles briseraient tout et se disperseraient dans le fleuve St-Laurent. On les fait descendre à Chawinigan, et dans le sac dont je viens de vous parler, on trouve un endroit convenable pour les emmagasiner, jusqu’à ce que l’eau devienne plus favorable. Dans le printemps donc cette anse est toute couverte de bois de grume; et en certains endroits il y a jusqu’à vingt rangs de bûches entassées les unes sur les autres, dix gros piliers qui ont coûté 1 400 piastres chacun. Ces piliers nous ont paru très élevés, mais ils ne le sont pas trop, car au printemps dernier, la surface des eaux du St-Maurice était précisément à cette hauteur. »

Référence
Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, 1889: 211.
12 No d'identification : 23059 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Auteur: Paul Dufresne.
Juillet-août 1944.

La rivière St-Maurice atteint à sa source environ 1 500 pieds au-dessus du niveau de la mer, ses principaux affluents sont les rivières Mékinac, les deux Bostonnais, la Croche, la Trenche, les deux Pierriche, la Windigo, la Wabano, la Shawinigan, la Mattawin, la Wessonneau, la Rivière-aux-Rats, la Vermillon, la Flamand, la Manouan, la Ruban, etc., qui varient en longueur de 20 à 100 milles.

Référence
Paul Dufresne, «La situation forestière dans le St-Maurice et possibilité de développement», La forêt québécoise, VIII, 1 (1 juillet 1944): 47.
13 No d'identification : 23005 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
« [...] l’eau bouillonne autour de nous et se précipite avec une vitesse effrayante. C’est le rapide du Français, ainsi nommé à cause de M. Louis Vaugeois, un Français venu de Normandie il y a trente-deux ans, qui demeure à quelques arpents de là. En haut de ce rapide vient se décharger la rivière Mékinac. »

Référence
Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, 1889: 16.
14 No d'identification : 22994 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Les principaux affluents de la rivière St-Maurice sont la Shawinigan, la Mékinac, la Mattawin, le Petit Bostonnais, le Grand Bostonnais, les rivières Croche, Vermillon, Trenche, Grande Pierriche et Manouan.

Référence
Documents de la Session (D.S.), 11, 6 (1877).
15 No d'identification : 3231 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Départ du Rév. Messire de Carufel avec 80 colons pour fonder une paroisse sur les rives de la rivière Mékinac.

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (13 septembre 1880): 2, col. 2.
16 No d'identification : 15209 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Les moulins à farine et à scie de Messieurs Marchand et Lafrance, sur la rivière des Envies, les forges Larue sur la petite rivière Mékinac, etc. On y trouve des gîtes importants de minerais de fer limoneux, surtout près de la rivière à la Lime. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (15 mars 1875): 1, col. 5.
17 No d'identification : 15455 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Les moulins à farine et à scie de Messieurs Marchand et Lafrance, sur la rivière des Envies, les forges Larue sur la petite rivière Mékinac, etc. On y trouve des gîtes importants de minerais de fer limoneux, surtout près de la rivière à la Lime. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (15 mars 1875): 1, col. 5.
18 No d'identification : 20733 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Voir à « correspondances », lettre de la rivière Mékinac, sur la légende de l’oiseau monstre, menant la panique dans un camp forestier. Un gros oiseau « presqu’aussi gros qu’une dinde, à la tête plus grosse qu’un chat et ayant des griffes abominables », s’attaque à un charretier et estropie un homme. Chaque soir il recommence les mêmes méfaits jusqu’à ce que le père Chabot saisisse l’oiseau qui l’attaquait au sortir du camp et que les hommes le tuent à coups de hache. D’après l’auteur, J.N. Lambert, il nous conte la vérité.

Référence
Le Constitutionnel (28 février 1870): 2, col. 4-5.
19 No d'identification : 21313 Fonds : Exploitation forestière
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Ces rapports sont modifiés par un si grand nombre de circonstances qu’il est impossible, en étudiant simplement la géologie d’une ou de plusieurs parties d’un vaste territoire, de se faire une idée exacte de sa nature agricole, spécialement si cette étude a été limitée à une ou à deux principales rivières; car les régions mêmes d’une même formation géologique présentent dans leurs couches supérieures respectives de grandes différences [...]. C’est en ne tenant pas compte de ces données dues à l’expérience, que le corps de l’expédition ordonnée par le gouvernement en 1830, sous MM. Ingall et Nixon, arriva à des conclusions erronées. Ces messieurs décidèrent que tout le territoire était stérile, impropre au défrichement, et dénué de bon bois, triple déclaration que l’expérience s’est chargée de réfuter victorieusement. On trouve le long des rivières, autour des lacs, près des marais et dans les bas fonds, des bandes de sol d’alluvion de la meilleure qualité et chacun sait que les terres de cette espèce sont les plus riches et les plus précieuses aux yeux d’un agriculteur. Ces terres bordent par exemple, les rivières du Bastonnais, de Mékinac, la rivière Croche, celles du Flamand, du Rat, Wessonneau, la rivière Vermillon et ses affluents et le Shawenegan.

Référence
«Rapport du commissaire de la Couronne», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 15, 25 (1857).
20 No d'identification : 22481 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Les chantiers du St-Maurice. Évolution générale depuis 1829 jusqu’à la fin du XIXe siècle. Quelques notes aussi sur les travaux de coupe sur la Batiscan, Mékinac et Rivière-à-Pierre.

Référence
Raoul Blanchard, Le centre du Canada français, Montréal, Beauchemin, 1947: 432-436.
21 No d'identification : 3596 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Avis
« Est par le présent donné que Alphonse Dubord, ecr., de la cité des Trois-Rivières, a été nommé agent pour la vente et l’administration des terres de l’arrière partie de la seigneurie de Batiscan, c’est-à-dire de toute cette partie de la dite seigneurie située au nord-ouest des rivières St-Maurice et Mékinac. Ainsi, ceux qui, à l’avenir, auront besoin d’informations ou quelqu’affaire [sic] à transiger touchant les terres comprises dans cette nouvelle agence devront s’adresser à Mr Dubord et non plus, comme ci-devant, à Mr Guillet dont les limites de l’agence sont maintenant restreintes à l’autre partie de la seigneurie de Batiscan. »
Département des terres de la couronne
Québec, 15 juin 1877

D.E. Tache, assistant commissaire.

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (18 juin 1877): 3, col. 3.
22 No d'identification : 21349 Fonds : Exploitation forestière
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Région entre le St-Maurice et la rivière Batiscan, du canton Mékinac au lac Edouard.

J’arrive à la conclusion que plus de la moitié du territoire que j’ai visité est propre à la colonisation et qu’aussitôt qu’il y aura des chemins de colonisation pour y communiquer, il se couvrira bientôt d’une population robuste et industrieuse. Le sol quoique rocheux par endroits est d’une très bonne qualité de terre jaune qui ne le cède en rien aux cantons arpentés qui l’avoisinent [...] Les rivières flottables sont les rivières Mékinac et Eau Morte qui sont les tributaires du St-Maurice.

Référence
Département des terres de la Couronne et Commission géologique du Canada, Description des cantons arpentés et des territoires explorés de la province de Québec: extraits des rapports officiels d’arpentages qui se trouvent au département des terres ainsi que de ceux de la commission géologique du Canada et autres sources officielles, Québec, Imprimeur de la Reine, 1889, 18 août: 505.
23 No d'identification : 21340 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Quant aux terres arabes, une fois sorti de l’étendue sablonneuse qui va jusqu’à environ 12 milles au nord de Trois-Rivières, jusqu’aux Grandes Piles, qui sont à 24 milles plus loin, le sol est de bonne qualité, sans roche, et facile à cultiver. Il est généralement occupé le long du chemin, et sa bonne qualité a induit les colons à aller s’établir bien avant et dans différentes directions. Près des Grandes Piles, le sol est accidenté par les chaînes des Laurentides. Au-delà, l’étendue la moins éloignée de terre non arpentée, mais propre à la culture, commence à la rivière-à-la-Pêche, à 6 milles environ au-dessus du débarcadère du vapeur aux Grandes Piles. D’après les rapports d’arpenteurs dignes de foi, cette étendue de bonne terre va jusqu’à la rivière Mattawin. Son sol décrit une pente douce, et est généralement cultivable. Elle peut former un township et demi et comme elle fait face à des eaux navigables, elle serait d’un accès facile depuis le chemin des Piles. L’exploration a démontré que le sol était, partout, le même depuis les établissements sur la rivière Shawinigan jusqu’au nord de la rivière Mattawin. On rapporte qu’il y a plusieurs grandes étendues de bonne terre sur les deux côtés de la rivière Mattawin, et plus loin sur son tributaire la rivière du Milieu, se trouve aussi une très grande étendue des plus propre à la culture.

Sur le côté est du St-Maurice, l’arrière partie de Batiscan, immédiatement au-dessus de la partie arpentée, est rapportée comme étant formée par un bon sol, il s’y trouve une étendue de bonne terre de deux milles de large, et qui va jusqu’à la rivière Mékinac. En arrière [il] y a une rangée de hautes collines dont le sommet forme [un] plateau sur lequel se trouve généralement du bois très mêlé.

Pour faire progresser la colonisation du territoire du St-Maurice, il serait à propos de faire arpenter l’étendue entre les rivières à-la-Pêche et Mattawin, et d’y ouvrir un chemin depuis les établissements sur la rivière Shawinigan jusqu’à la rivière Mattawin, lequel pourrait être prolongé à quelque distance au-delà, mais on pourrait ouvrir une communication avec la rivière Mattawin plus facilement, plus à l’ouest.

Après exploration, sur le côté est du St-Maurice, un chemin devrait être ouvert dans une direction nord depuis le village de la rivière du [Envies] jusqu’à la rivière des Bostonnais, distance d’environ 60 milles, qui pourrait être continué plus tard jusqu’à la vallée de la rivière Croche, pour communiquer avec les établissements du haut Saguenay au Lac St-Jean. Des townships pourraient y être tracés, et de chaque côté les terres propres à la culture pourraient être subdivisées et ouvertes à la colonisation.

Sans compter la grande étendue qu’il ouvrirait à la colonisation, ce chemin offrirait d’autres grands avantages. Il serait utile aux fabricants de bois, et l’industrie qui exploiterait ces derniers dans son voisinage créerait non seulement un marché avantageux pour les colons mais leur donnerait aussi de l’emploi pour eux et leurs chevaux, pendant l’hiver. Ce sont des avantages particulièrement inhérents au commerce du bois, et qui contribuent beaucoup au progrès de la colonisation sur l’Outaouais.

Je n’ai fait qu’indiquer ce qu’il serait immédiatement à propos de faire: une autre exploration ferait mieux connaître ce qui manque à ce territoire pour y faire progresser la colonisation. Il ne faut pas oublier que les personnes, même les plus en mesure de pouvoir en juger, ignorent la quantité de bonne terre que renferment les nouveaux territoires.

Cela pourra paraître un paradoxe, mais l’expérience a démontré depuis longtemps qu’une contrée dont seulement le quart est propre à la culture, est la plus avantageuse à la colonisation, pourvu que les trois autres quarts se composent de forêts par leur choix, et si son sol était partout de bonne qualité et couvert de bois dur. Si le sol est bon partout, le colon est obligé de porter ses produits sur un marché éloigné, ce qui lui fait perdre un temps considérable, tandis que, s’il en est autrement quant au sol, l’exploitation des bois lui crée un marché, et plus le bois est abondant pour cette exploitation, le mieux c’est pour les colons, pourvu qu’ils puissent trouver de bonnes terres à cultiver. Le territoire du St-Maurice offre ces deux avantages. [...] Si le commerce de bois y est développé, il ne fera pas que favoriser la colonisation: il enrichira les colons pendant un temps indéfini, et cela tout en créant une classe d’hommes d’affaires dont un bon nombre acquerra plus ou moins de richesses qui resteront dans le pays.

Rien d’exagéré dans ce qui précède, ce n’est que la simple relation des résultats obtenus sur l’Outaouais et constatés par l’expérience.

Référence
«Rapport du comité spécial», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 21 (1863): 18.
24 No d'identification : 21310 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
La plus grande partie du territoire dont je parle est composée de mauvaises terres, consistant généralement en plaines dont le sol est léger et sablonneux, et dans les localités plus accidentées, lorsqu’on s’éloigne des rivières le sol est dur et l’aspect du pays est rocheux et en montagnes. Il n’est par conséquent pas approprié aux établissements, et je ne justifierai pas le gouvernement à faire des dépenses, soit pour des arpentages ou autrement dans le but de l’établir. Il y a cependant de vastes prairies le long de presque toutes les rivières; en certains endroits on peut y faire du foin en quantités presque illimitées, et dans d’autres endroits des défrichements peu coûteux donneraient les mêmes résultats. Ces prairies ont beaucoup de valeur, et à mesure que l‘exploitation des bois se développera, il s’y formera indubitablement des établissements plus ou moins considérables.

La rivière St-Maurice reçoit 24 tributaires entre Trois-Rivières et Weymontachingue, assez considérables pour le flottage des bois. En voici les noms: en commençant à Weymontachingue, les rivières Manouan, Petit-Rocher, Petit Flamand, Windigo, Flamand, Coucoucache, Pierriche, La Trenche, Vermillon, Croche, Rivière-au-Lait, Bostonnais, Petite Bostonnais, Petit Ruisseau, Montagne, des Caribous, Rivières-aux-Rats, Wessonneau, Petit Batiscan, Rivière l’Oiseau, Bête Puante, Mattawin, Mékinac, Rivière au Lac des Pêches, Shawinigan. Les obstacles que ces rivières présentent à la descente des bois peuvent être facilement surmontés.

Référence
«Rapport de Olivier Wells», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 11 (1852).
25 No d'identification : 19845 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Au retour nous avons fait le trajet de La Tuque à l’embouchure de la rivière Mékinac en 6 heures; un trajet qui nous avait pris 2 jours à l’aller. Et Liane conclut : à propos du Haut St-Maurice, sans doute il ne saurait être un pays de colonisation. Bien qu’on put y utiliser pour des fins d’établissement des plateaux considérables. Mais comme une région industrielle, je crois qu’il est appelé à un grand avenir. Il se prête d’un autre côté admirablement à l’établissement de sanatoriums, car il serait difficile de trouver un climat plus salubre et mieux adapté à la restauration des forces vitales.

Référence
«Récit de voyage de E. Liane», Le Trifluvien (27 novembre 1894).
Index toponymique -> Mékinac, Rivière