Toponyme : Rapide Manigance
Index toponymique -> Rapide Manigance
1 No d'identification : 19840 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Intégral :
« On nous apprend du Haut St-Maurice qu’un accident est arrivé au petit vapeur “St-Louis”. Quelque chose serait dérangé dans la machine au moment où il franchissait le rapide Manigance et le bateau a été jeté sur une roche et s’est rempli d’eau. Les 4 hommes qui étaient sur le bateau se sont sauvés avec le canot du bord. Le bateau sera remis à flot. Nous espérons que cet accident n’empêchera pas l’entreprenant curé de la Grand-Anse de continuer ce qu’il a déjà commencé avec tant de succès, pour la navigation du St-Maurice. »

Référence
La Paix, 94 (25 octobre 1889): 3, col. 3.
2 No d'identification : 22367 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Intégral :
Le bois franc sera bientôt expédié.
« Tout indique que le bois franc coupé aux environs des rapides Manigance sera expédié à l’usine via le St-Maurice, dans la première semaine de novembre. Une grande quantité de mille cordes de bois coupé est prête et on s’apprête à l’expédier de différentes manières. Un des moyens d’expédition consistera à attacher le bois en faisceaux de cinquante arbres à la fois et le flotter de cette manière. On se servira aussi des estacades. Le bois qu’on ne peut flotter par un des procédés ci-dessus sera transporté par bateau. Il est destiné à la fabrication de la pâte mécanique. »

Référence
Le Digesteur (27 octobre 1920): 4, col. 2.
3 No d'identification : 23879 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Dans le but de permettre aux barges de venir charger au pont du grand chemin, le chenal occidental du St-Maurice a été dragué à 9 pieds à mer basse, pendant le dernier exercice
[...] mais en amont des Grandes Piles jusqu’à La Tuque, soit une distance de 75 milles, il y a un bon chenal pour les vaisseaux qui ne jaugent pas plus de 2 pieds.
Il y a maintenant 4 vapeurs qui naviguent sur cette partie de la rivière et tous tirent 3 à 4 pieds d’eau, ce qui est beaucoup trop pour certaines parties de la route.
Les plus grands obstacles que rencontre la navigation sont le rapide de Manigance et les battures à la Mékinac, et la pointe à Thom. Deux équipes d’hommes ont travaillé sur la batture vis-à-vis la rivière Mékinac, l’outillage se composant de deux chalands munis de dragues à cuillères, mis en mouvement par des treuils tandis qu’une autre équipe a travaillé au rapide Manigance. Vu l’époque avancée de la saison on n’a pu que faire sauter le roc.

Référence
Documents de la Session (D.S.), 26, 6 (8) (1893).
4 No d'identification : 23887 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Il existe un chenal pour les navires dont la profondeur à certaines places est néanmoins limitée à deux pieds à l’eau basse en raison de plusieurs embarras qui, dans cette étendue de 75 milles, sont plus grands aux rapides Manigance, les hauts fonds au Mékinac, à Pointe à Tom, le haut fond à l’île aux Morpions et à la pointe à Trudel près des Grandes Piles.
En 1891, des ouvrages furent commencés à quelques-uns des points ci-dessus mentionnés pour les rendre navigables aux bateaux d’un plus fort tirant. (Néanmoins, la profondeur demeure de 2 pieds à l’eau basse.)

Référence
Documents de la Session (D.S.), 33, 9, RAMTP (1899).
5 No d'identification : 23771 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
En 1852, construction des ouvrages à l’embouchure du St-Maurice, aux chutes des Grès, de Shawinigan et de Grand-Mère (ouverts en 1853).
La Tuque en 1855, Grandes Piles en 1863 et Remous Plamondon en 1866.
En 1856-1857, le gouvernement fait creuser le rapide Manigance. On calcule qu’à l’heure actuelle, il y a 44 000 pieds d’estacades; 1 000 pieds de glissoires, 3 300 pieds de barrages et jetées latérales.
Sur le Vermillon, le gouvernement n’avait pas voulu faire de travaux; des commerçants de bois ont fait à leurs frais au-delà de 2 500 pieds d’estacades et de 500 pieds de glissoires, depuis le confluent avec le St-Maurice jusqu’à 5 milles plus haut. Le gouvernement a fait l’acquisition de ces travaux en 1866. Tous les travaux exécutés dans le St-Maurice ont coûté à peu près 300 000,00$.

[Les travaux faits en grande partie par Gouin sur la Vermillon ont été achetés pour 2 700,00$].

Référence
Le Constitutionnel (22 septembre 1871): 2, col. 3.
6 No d'identification : 23174 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Des améliorations ont été faites au rapide Manigance, entre 1868 et 1882, pour un montant de 1702$.

Référence
Documents de la Session (D.S.), 16, 8, Annexe 43 (1882): 1246-47.
7 No d'identification : 3679 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Nous apprenons avec plaisir que l’abbé M. Milot a fait remettre à flot le vapeur « St-Louis » qui avait sombré dans le rapide Manigance sur le St-Maurice. Ce petit vapeur a été immédiatement réparé et a dû reprendre ses voyages réguliers ce matin.

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (31 octobre 1889): 3, col. 1.
8 No d'identification : 22303 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Je n’ai vu aucun chantier fait sur la seigneurie du Cap-de-la-Madeleine. Le premier chantier de billots fait par feu Edward Grieve, il y a environ 6 ans, est sur les terres de la Couronne un peu en haut de la décharge des lacs à la Pêche; le second fait par le même est en haut du rapide Manigance sur la seigneurie de Batiscan. Plusieurs autres chantiers de billots ont été faits sur la seigneurie de Batiscan depuis le rapide Manigance à la rivière Mattawin; il a été fait aussi dans le même endroit, sur la seigneurie de Batiscan, des chantiers de boisés équarris, le nom des personnes qui ont fait ces divers chantiers il y a environ 2 ans m’est inconnu. De la rivière Mattawin à la rivière-aux-Rats, je n’ai vu aucun chantier de billots. [...] Les autres remarques, on les trouvera dans mon journal d’arpentage.

Référence
«Rapport de Hilarion Legendre arpenteur», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, App. W.W. (1850).
9 No d'identification : 19781 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Dès l’année 1856, et alors que le gouvernement n’avait encore fait aucun creusage dans le rapide Manigance, la compagnie américaine Phillip et Norcross avait déjà un petit bateau qui faisait régulièrement le service entre ces deux endroits, une fois par semaine. Ce vapeur aurait la forme d’un grand chaland de 100 pieds de long sur 15 de large environ, à fond plat naturellement, et ne tirant que 18 à 20 pouces d’eau; il était mû par une roue à aubes placée à l’arrière du bâtiment et en occupant toute la largeur. C’était précisément la forme qui convenait à la profondeur de la rivière aux eaux basses, alors que le courant forme en certains endroits des battures mouvantes qui, tantôt dans un lieu et tantôt dans un autre, élèvent des obstacles inattendus. Bref, c’était le vrai type de bateau à vapeur convenant [au] St-Maurice, et la preuve c’est qu’il fait le service avec succès pendant deux ou trois ans, ne prenant guère plus de 12 heures pour faire ses 70 milles en remontant le courant, et 6 heures en descendant, suivant la hauteur et la violence des eaux.
En 1879, le gouvernement provincial tenta un nouvel essai pour rétablir la navigation à vapeur entre les Piles et La Tuque, et prolonger ainsi l’été, la voie commerciale ouverte par la construction du chemin de fer des Piles. Mais faute de renseignements assez complets sur la profondeur du chenal et les obstacles qu’y fait surgir inopinément l’action des sables mouvants entraînés par le courant, le résultat ne fut pas heureux. Le bateau à vapeur Lagalissionnière, construit sous l’administration Joly, au coût de plusieurs milliers de piastres, ayant la forme et l’appareil d’un puissant remorqueur, avec hélice et fort tirant d’eau, ne put jamais quitter le mouillage de la baie des Piles, et dut être dépouillé de ses engins et abandonné sur la côte.

Référence
La vallée du St-Maurice et les avantages qu'elle offre à l'industrie, au commerce et à la colonisation, Ottawa, Département de l’agriculture, 1887: 31.
10 No d'identification : 22258 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
« On va me dire: N’est-ce pas plutôt le rapide de la Maniguance, parce qu’il faut se donner beaucoup de mouvement pour le remonter? Manigonse est une abréviation du mot Ménahigonse qui veut dire “épinette blanche”. »

Référence
Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, 1889: 27.
11 No d'identification : 23882 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Le gouvernement fédéral fait exécuter des travaux de dragage sur le St-Maurice depuis 6 ans. M. Hould, le contremaître a sous ses ordres une équipe de 25 hommes. Les travaux s’étendent jusqu’à la Vermillon, à la chute de l’Iroquois. Le gouvernement fédéral a affecté à ces opérations une somme de 15 000$. La navigation est surtout difficile depuis les Piles jusqu’au rapide Manigance. Ces années dernières, on a dragué le rapide même. À l’aide de grues, on a extrait les roches qui obstruaient la navigation. On doit miner presque partout. On a posé des bouées et balisé le chenal jusqu’à La Tuque.

Référence
Le Trifluvien (12 octobre 1894): 3, col. 2.
12 No d'identification : 23765 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Elzéar Gérin :
En 1852, il [le gouvernement] fit construire simultanément les ouvrages dispendieux qui se trouvent à l’embouchure du St-Maurice, aux chutes des Grès, de Shawinigan et de la Grand-Mère. Ouverts au printemps de 1853, ces travaux donnèrent une impulsion vigoureuse au commerce du bois. Encouragé par ces premiers résultats, le gouvernement fit faire ensuite les travaux de La Tuque en 1855, ceux des Petites Piles en 1863 et des Remous Plamondon en 1866. En 1856 et 1857, pendant que le bateau à vapeur de la maison Philips, Norcross & Co. faisait le service entre les Grandes Piles et La Tuque, le gouvernement avait fait creuser le Rapide de la Manigance.

Référence
Elzéar Gérin-Lajoie, «Le Saint-Maurice: notes de voyage», Revue canadienne, 9 (1872): 53.
13 No d'identification : 23871 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Nous remontons la rivière pour aller inspecter les travaux de dragage que le gouvernement fédéral fait exécuter sur les battures près de l’embouchure de la rivière Mékinac. Le directeur des travaux M. Hould a sous ses ordres une équipe de 25 hommes en moyenne. Les travaux auxquels il a été employé s’étendent jusqu’à la Vermillon , à la chute des Iroquois. Le gouvernement fédéral a effectué pour ces opérations une somme de 15 000$. La navigation est surtout difficile depuis les Piles jusqu’aux Rapides Manigance. Ces années dernières, on a dragué le rapide même. On a, à l’aide de grues, extrait du rapide les roches qui obstruaient la navigation. Ces travaux ont été d’une exécution très difficile, en ce qu’il a fallu miner presque partout. Cette année, on poursuit les mêmes opérations en bas du rapide. On extrait du sable et des roches. En certains endroits, il faut avoir recours aux mines. La matière extraite est déposée sur des pièces d’estacade qui font office de chaland. [...] On a posé des bouées et balisé le chenal jusqu’à La Tuque. Grâce à ces travaux la navigation est maintenant assurée sur tout ce parcours, et les MM. Ritchie y ont une ligne régulière de vapeurs à faible tirant d’eau. C’est le moins que le gouvernement devait faire pour assurer le transport des produits de cette vaste région, riche en ressources de tous genres : produits de la ferme, mines de marbre, fer, mica, et même pierre de taille, à la Grande Anse, etc.

Référence
Le Trifluvien (12 octobre 1894).
14 No d'identification : 22372 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Intégral :
Tracteurs pour traîner le bois sur la glace.
« En raison de la gelée de la rivière au nord des Grandes Piles, les 10 000 cordes de bois dur qui furent coupées pendant l’été passé aux rapides Manigance sont toujours dans la forêt. On va sous peu tenter l’expérience de traîner ce bois jusqu’à l’usine au moyen de tracteurs qui [sont] à la pépinière du département forestier de Proulx. Si les frais de transport de ce bois dur sur la glace au moyen du tracteur ne sont pas trop élevés, il est fort probable qu’une grande partie du bois sera amené par cette voie dans le courant de cet hiver. Le bois dur, comme on s’en rappellera probablement, sera employé à la fabrication de pulpe de bois à la suite d’expériences tentées précédemment qui ont donné d’excellents résultats. »

Référence
Le Digesteur (1 décembre 1920): 3, col. 2.
Index toponymique -> Rapide Manigance