Toponyme : Rats, Rivière aux
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1 No d'identification : 20000 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
« Louis Châteauneuf de cette ville s’est noyé la semaine dernière sur la rivière aux Rats, en haut du St-Maurice. La barge qu’il montait frappa sur un billot et chavira. Ses deux compagnons furent assez heureux pour saisir les billots et y trouvèrent leur salut. Le corps de Châteauneuf n’a pu encore être retrouvé, malgré les recherches constantes que l’on a fait à cet effet depuis le moment de l’accident. »

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (12 juin 1866): 3, col. 2.
2 No d'identification : 20275 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
[...] Et l’on arrive bientôt au poste de la Rivière aux Rats qui est à 12 milles environ de la Mattawin. Nous sommes ici au milieu du poste le plus important du Haut-St-Maurice, un véritable village. [...] Le St-Maurice nous offre ici des plaines unies et fertiles couvertes de bois mêlé, et arrosées par nombre de petites rivières.
Sur la rive ouest sont de grandes et riches fermes appartenant aux commerçants de bois. Sur la rive est se trouve le village composé d’une vingtaine d’habitations et au milieu duquel s’élève une jolie chapelle où se fait la mission 4 ou 5 fois par année.
Tout annonce ici l’activité de nos campagnes canadiennes et si les vigoureux colons ici s’occupent largement pendant l’hiver de la chasse ou de l’exploitation du bois, ils ne négligent pas l’agriculture en été. On trouve d’aussi luxuriantes moissons sur les fermes de la Rivière aux Rats que sur celles qui bordent les rives du St-Laurent.
Il devrait y avoir ici déjà une petite ville et de vastes défrichements, mais comme ailleurs, c’est le manque de communication qui paralyse le progrès et décourage les meilleures volontés.

Référence
La vallée du St-Maurice et les avantages qu'elle offre à l'industrie, au commerce et à la colonisation, Ottawa, Département de l’agriculture, 1887: 14.
3 No d'identification : 20280 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
À 18 milles de la Rivière aux Rats, on arrive à La Tuque qui est le terminus de la navigation depuis les Piles.
Placé à la tête de la navigation, entouré d’un pays aussi fertile que pittoresque, servant d’intermédiaire au commerce de la Baie d’Hudson avec les Trois-Rivières, à portée de communications faciles et assez rapprochées avec la vallée du Lac St-Jean par la rivière Croche, le poste de La Tuque promettait beaucoup pour l’avenir, au point de vue du commerce et de la colonisation. Possédant des pouvoirs d’eau admirables et de grandes estacades pour retenir les bois de commerce provenant des plus puissants tributaires du St-Maurice, il devait attendre beaucoup de l’exploitation industrielle; et tous ceux qui connaissent quelque chose du St-Maurice, désignaient cet endroit se transformer dans un avenir prochain en une populeuse et florissante cité.
Aujourd’hui il n’y a plus que quelques familles à la Tuque et la plupart des maisons construites jusqu’à ces derniers temps sont désertes.
L’abandon de la ligne de navigation par bateau à vapeur établie autrefois par la compagnie américaine Philipps & Norcross et l’abolition de la station d’estacades du gouvernement, ces dernières années, ont enlevé ces espérances légitimes et brillantes, pour un temps, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’on puisse rétablir la navigation à vapeur ou que quelque compagnie puissante fasse revivre toutes ces promesses de progrès, par la construction d’une voie ferrée reliant La Tuque aux grands centres commerciaux.

Référence
La vallée du St-Maurice et les avantages qu'elle offre à l'industrie, au commerce et à la colonisation, Ottawa, Département de l’agriculture, 1887: 15-16.
4 No d'identification : 20303 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Fondé en 1890, au moment où régnait la plus grande prospérité, prospérité de l’étape principale entre Trois-Rivières et le nord de la Mauricie. L’objectif principal du commerce nouveau fut de ravitailler les entrepreneurs de la Mattawin, de la rivière aux Rats, de La Tuque et d’autres endroits du St-Maurice.

Référence
«Le magasin des Piles (étape principale entre Trois-Rivières et le nord de la Mauricie)», Le Nouvelliste (9 décembre 1950): 21, col. 1.
5 No d'identification : 20562 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Textuel :
« Baptist était possesseur de 700 milles carrés de terrain sous permis de coupe dans les bassins de la Mattawin et de la Rivière aux Rats, d’où il tirait, un peu plus tard, une centaine de mille billots de pin et d’épinette par année. »

Référence
Thomas Boucher, Mauricie d’autrefois, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1952: 19.
6 No d'identification : 21227 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
La compagnie de la Baie d’Hudson avait un poste à La Tuque en 1828.

La compagnie, en 1828, avait un poste à la Rivière aux Rats « qui consiste en un magasin, deux maisons et un très bon jardin qui fournit au poste tous les légumes nécessaires. Il y a des vaches. »

En 1821, la compagnie organise un poste à Weymontachingue.

Référence
Raoul Blanchard, Le centre du Canada français, Montréal, Beauchemin, 1947: 425.
7 No d'identification : 21385 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Canton Tucotte et Polette.

La partie du canton Polette contiguë au St-Maurice se compose de dépôts d’alluvions de différents âges [...]. Il y a deux fermes sur le front de ce canton, l’une appartenant à la succession Hall et l’autre à M. Baptist.

Il y a dans le 2e rang à l’embouchure de la rivière aux Rats une grande ferme appartenant à M. Baptist et sur laquelle on récolte de grandes quantités de foin, d’avoine, de pommes de terre, etc. Le temps des semailles et récoltes est le même que dans le voisinage des Trois-Rivières mais le sol est plus productif.

De nombreux chemins de chantier traversent ce terrain et quelques-uns pourraient, sans ou à très peu de frais, être transformés en chemins carrossables. Ces chemins passent dans les meilleures vallées, de sorte que les colons auront peu de difficulté à faire leur chemin, quoique dans ces rangs le terrain soit plus accidenté qu’à l’ouest de la rivière aux Rats.

Il y a aussi plusieurs défrichements le long de la rivière aux Rats, quelques-uns appartiennent à M. Baptist, et d’autres ont été abandonnés par les hommes de chantier après qu’on eut fini la coupe du pin dans le voisinage.

Les ressources du territoire du St-Maurice sont grandes. Actuellement, la seule source de revenu est limitée au bois de pin et la quantité qui s’en fait serait considérablement augmentée, si les marchands de bois avaient plus de facilité pour poursuivre leurs opérations, toujours si avantageuses. Le meilleur moyen de développer les ressources du territoire serait de faire un chemin carrossable depuis les établissements en arrière de Trois-Rivières jusqu’à la rivière aux Rats, d’où il serait continué vers le nord-ouest, le long de cette rivière, jusqu’à la rivière Vermillon, et vers le nord jusque dans le voisinage de La Tuque. Ce chemin devrait être un chemin de colonisation, comme ceux que le département a ouverts dans plusieurs autres parties du pays, principalement dans le Haut-Canada.

Référence
Département des terres de la Couronne et Commission géologique du Canada, Description des cantons arpentés et des territoires explorés de la province de Québec: extraits des rapports officiels d’arpentages qui se trouvent au département des terres ainsi que de ceux de la commission géologique du Canada et autres sources officielles, Québec, Imprimeur de la Reine, 1889, 18 août: 93-96.
8 No d'identification : 23099 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Études techniques entreprises sur des parcelles exploitées. Études du gouvernement sur la rivière aux Rats et Flamand, affluents de la St-Maurice et sur la rivière du Loup, pour la coupe des arbres le long des cours d’eau.
G.C. Piché, chef des services forestiers.

Référence
Documents de la Session (D.S.), 53, 11, app. 13 du rapport forestier du ministre des terres et forêts, session 1919-20 (1920): 31.
9 No d'identification : 23232 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Les rivières qu’il serait désirable de diviser immédiatement en limites sont la rivière aux Rats, Vermillon, Flamand, et Mattawin du côté ouest du St-Maurice, et les rivières Corche, La Trenche, Bostonnais et Mékinac du côté est; ces relevés pourront être ensuite étendus à d’autres rivières aussi importantes, mais pour lesquelles les demandes sont moins pressantes.

Référence
Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 11 (1852).
10 No d'identification : 23485 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Les capitalistes américains viennent de faire l’achat des limites à bois de M. Andrew Allan, situées sur les rivières aux Rats et Vermillon, territoire du St-Maurice. On s’attend aussi que les mêmes capitalistes feront bientôt l’achat d’autres limites à bois dans notre territoire.

Référence
La Paix, 84 (20 septembre 1889): 2, col. 5.
11 No d'identification : 15820 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
Adolphe Cossette accusé de tentative d’incendie à la Rivière aux Rats.

Référence
Le Journal des Trois-Rivières (4 novembre 1880): 2.
12 No d'identification : 21228 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Arpenteur à commencer à l’embouchure de la rivière communément appelée Rivière-aux-Rats, affluent du côté ouest [...] où se trouve situé un poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Rapport de John Bignell, 13 novembre 1848.

La rivière Vermillon offre aussi des commodités aux exploiteurs de bois pour le fourrage, etc. attendu que depuis le 6e mille jusqu’au 23e mille, les rives des deux côtés sont des prairies naturelles, avec un bon sol produisant spontanément du foin, et susceptibles d’être mises en état de culture à peu de frais.

Référence
«Instructions à John Bignell, arpenteur provincial 15 mars 1847», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, App. W.W. (1850).
13 No d'identification : 21300 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Récit de voyage de E. Liane.

Nous voici à la rivière aux Rats [...] Vis-à-vis sont des montagnes qui s’étagent avec au bas, des maisonnettes blanches formant village. A côté, la grande ferme des MM. Baptist qui sous ses reflets a l’air d’une plaine embrasée [...] En un mot, tout paraît y favoriser la fondation ultérieure d’un puissant établissement.

Référence
Le Trifluvien (20 novembre 1894).
14 No d'identification : 21305 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
À l’embouchure de la rivière aux Rats et Weisonneau on trouve la ferme de M. John Baptist. M. Alexander Adams qui l’administre en tire 35 000 bottes de foin par année et une grande quantité d’avoine.

Il a sous ses ordres une quinzaine d’hommes. Les produits sont consommés dans les importants chantiers pour la coupe du bois que la maison Baptist entretient dans cette partie du St-Maurice.

Référence
Arthur Buies, Le chemin de fer du Lac St-Jean, Québec, Léger Brousseau, 1895: 110.
15 No d'identification : 21313 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Ces rapports sont modifiés par un si grand nombre de circonstances qu’il est impossible, en étudiant simplement la géologie d’une ou de plusieurs parties d’un vaste territoire, de se faire une idée exacte de sa nature agricole, spécialement si cette étude a été limitée à une ou à deux principales rivières; car les régions mêmes d’une même formation géologique présentent dans leurs couches supérieures respectives de grandes différences [...]. C’est en ne tenant pas compte de ces données dues à l’expérience, que le corps de l’expédition ordonnée par le gouvernement en 1830, sous MM. Ingall et Nixon, arriva à des conclusions erronées. Ces messieurs décidèrent que tout le territoire était stérile, impropre au défrichement, et dénué de bon bois, triple déclaration que l’expérience s’est chargée de réfuter victorieusement. On trouve le long des rivières, autour des lacs, près des marais et dans les bas fonds, des bandes de sol d’alluvion de la meilleure qualité et chacun sait que les terres de cette espèce sont les plus riches et les plus précieuses aux yeux d’un agriculteur. Ces terres bordent par exemple, les rivières du Bastonnais, de Mékinac, la rivière Croche, celles du Flamand, du Rat, Wessonneau, la rivière Vermillon et ses affluents et le Shawenegan.

Référence
«Rapport du commissaire de la Couronne», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 15, 25 (1857).
16 No d'identification : 21322 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
La Mattawin, la rivière Vermillon, celle du Rat, celle du Milieu et la rivière au Lac Clair serpentent toutes dans des régions qui présentent de la terre labourable en plus ou moins grande quantité.

Référence
«Rapport du commissaire des terres de la couronne pour l’année 1856», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 15, 25 (1857).
17 No d'identification : 21461 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
À partir de la Rivière-aux-Rats, la nature du St-Maurice a repris son aspect dur et sévère, adouci çà et là par la présence de quelques prairies et de quelques fermes, mais n’offrant en général au regard qu’une lisière étroite de terrain, au pied des montagnes, et quelques pauvres habitations.

Référence
Arthur Buies, Le chemin de fer du Lac St-Jean, Québec, Léger Brousseau, 1895: 113.
18 No d'identification : 21569 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Rivière-aux-Rats et Bellavance: En général, les abords de la Rivière-aux-Rats sont très pittoresques [...] Le sol est pierreux et en général peu propre à la culture. Près du lac des Coteaux, il y a un brûlé d’une étendue très considérable [...].

L’aspect de la rivière du Milieu et de la rivière Bellavance que j’ai aussi arpentées est montagneux, sol pierreux et inculte. Le bois détruit par le feu depuis plusieurs années déjà est repoussé [...].

Référence
Région du St-Maurice: description des cantons arpentés, explorations de territoires et levers de plans de rivières, 1889-1908, Québec, Ministère des terres et forêts, Service des arpentages et Service du cadastre, 1908: 47.
19 No d'identification : 21842 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
1- Études de parcelles exploitées sur la Rivière-aux-Rats et sur la rivière Flamand, deux affluents du St-Maurice.

2- Travaux d’éclaircies par la compagnie Belgo Canadian Pulp and Paper Co.

Référence
Documents de la Session (D.S.), 53, app. 23 du Rapport du ministre des terres et forêts session 1919-1920 (1920): 30.
20 No d'identification : 21428 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Depuis la chaîne de montagnes qui borde l’ouest de la rivière St-Maurice en allant vers le nord-ouest jusqu’à une distance d’au moins 25 milles, et entre le lac Souci et la Rivière-aux-Rats, une distance de plus de 20 milles est généralement plane et contient de bonnes terres d’alluvion, peu ou point rocheuses, et propres à la culture. Tout ce terrain est couvert de beau bois [...] sauf entre le Lac-à-la-Pluie et le lac Souci où il a été détruit par un grand feu, il y a environ 30 ans.

Référence
Région du St-Maurice: description des cantons arpentés, explorations de territoires et levers de plans de rivières, 1889-1908, Québec, Ministère des terres et forêts, Service des arpentages et Service du cadastre, 1908: 16.
21 No d'identification : 21318 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Quant à ce qui concerne la colonisation, on a représenté que, comme La Tuque ne peut manquer de devenir bientôt une place d’une importance considérable, à cause de sa situation à l’extrémité de la partie navigable et de son voisinage des confluents des principaux cours d’eau qui se jettent dans le St-Maurice, il serait bon de faire le cadastre de cette localité et de la diviser en terrains. On a aussi suggéré qu’on pourrait arpenter quelques townships dans le voisinage des confluents des principaux cours d’eau, comme, par exemple, sur la rivière du Rat, du Mattawin et du Mékinac, il faudrait préparer au moins deux ou trois rangs de terrains entre les Grandes Piles et le Mattawin.

Ainsi le territoire du St-Maurice semble dans son aspect général être de toute manière parfaitement favorable à la colonisation. Dans une région d’une telle étendue il ne serait pas raisonnable de s’attendre à ne pas trouver des bandes de sol complètement stérile. [...] Mais ces terres constituent l’exception et non la règle. [...] Cette contrée n’a besoin que de la main de l’homme et de quelques années pour devenir l’égale des parties les plus florissantes du Canada. [...]

Dans ce but, il est à désirer qu’on ouvre un chemin de chaque côté du St-Maurice, pour aller assez avant dans l’intérieur et qu’on arpente des terrains de 100 âcres chacun, pour les donner en pur octroi à ceux qui iront s’y établir.

La route sur la rive gauche ou orientale devrait commencer au village de la rivière des Envies et, après avoir traversé la commune de Mékinac dont il a été déjà question, aller encore à 60 milles plus loin jusqu’à la rivière des Bostonnais. En se maintenant à une distance d’environ 5 milles du St-Maurice, cette ligne passerait continuellement sur une large bande de terre excellente pour les défrichements, et elle serait en même temps très utile au commerce du pays. Cette route et les établissements qui la borderaient pourrait se prolonger ainsi sur une distance de 100 milles, sans jamais quitter un sol d’excellente qualité.

Sur la rive droite, le chemin à ouvrir devrait aller de la commune de Shawinigan à la rivière Mattawin, près du confluent de la rivière du Castor, ce qui ferait un parcours de 27 milles. Cette voie [...] passerait à travers une bonne contrée et elle donnerait accès aux excellentes terres qu’on trouve sur la Mattawin.

Le long de ce chemin et plus particulièrement sur le premier, on pourrait ensuite, à mesure que les défrichements avanceraient, arpenter une succession à la gauche et à la droite de la voie. Il est aussi à désirer que l’on fasse le cadastre des terres du confluent de la rivière du Rat et de quelques autres affluents du St-Maurice qui offrent des avantages particuliers aux colons.

Référence
«Rapport du commissaire de la Couronne», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 15, 25 (1857).
22 No d'identification : 21310 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
La plus grande partie du territoire dont je parle est composée de mauvaises terres, consistant généralement en plaines dont le sol est léger et sablonneux, et dans les localités plus accidentées, lorsqu’on s’éloigne des rivières le sol est dur et l’aspect du pays est rocheux et en montagnes. Il n’est par conséquent pas approprié aux établissements, et je ne justifierai pas le gouvernement à faire des dépenses, soit pour des arpentages ou autrement dans le but de l’établir. Il y a cependant de vastes prairies le long de presque toutes les rivières; en certains endroits on peut y faire du foin en quantités presque illimitées, et dans d’autres endroits des défrichements peu coûteux donneraient les mêmes résultats. Ces prairies ont beaucoup de valeur, et à mesure que l‘exploitation des bois se développera, il s’y formera indubitablement des établissements plus ou moins considérables.

La rivière St-Maurice reçoit 24 tributaires entre Trois-Rivières et Weymontachingue, assez considérables pour le flottage des bois. En voici les noms: en commençant à Weymontachingue, les rivières Manouan, Petit-Rocher, Petit Flamand, Windigo, Flamand, Coucoucache, Pierriche, La Trenche, Vermillon, Croche, Rivière-au-Lait, Bostonnais, Petite Bostonnais, Petit Ruisseau, Montagne, des Caribous, Rivières-aux-Rats, Wessonneau, Petit Batiscan, Rivière l’Oiseau, Bête Puante, Mattawin, Mékinac, Rivière au Lac des Pêches, Shawinigan. Les obstacles que ces rivières présentent à la descente des bois peuvent être facilement surmontés.

Référence
«Rapport de Olivier Wells», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 11 (1852).
23 No d'identification : 15425 Fonds : Société régionale
  Information documentaire
« Il [George Baptist] vint ensuite dans la région des Trois-Rivières et travailla au service d’un Monsieur Reeve, qui faisait couper du bois sur le St-Maurice et en opérait le sciage à l’embouchure de la rivière Cachée (Mont-Carmel).

Monsieur Baptist acquit plus tard du bois à son compte et s’organisa pour le scier afin de pouvoir l’exporter: en 1846, il construisit à cette fin une scierie aux Grès. En 1852, il dirigeait un très considérable commerce de bois et possédait dans les bassins des rivières aux Rats et Mattawin sept cents milles de “limites”, dont il tirait en cette même année vingt-cinq mille grandes bûches. En 1867, il édifia une scierie sur l’île St-Christophe près des Trois-Rivières. »

Référence
Auguste Désilets, La Grand’Mère, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1933: 13.
24 No d'identification : 22303 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Je n’ai vu aucun chantier fait sur la seigneurie du Cap-de-la-Madeleine. Le premier chantier de billots fait par feu Edward Grieve, il y a environ 6 ans, est sur les terres de la Couronne un peu en haut de la décharge des lacs à la Pêche; le second fait par le même est en haut du rapide Manigance sur la seigneurie de Batiscan. Plusieurs autres chantiers de billots ont été faits sur la seigneurie de Batiscan depuis le rapide Manigance à la rivière Mattawin; il a été fait aussi dans le même endroit, sur la seigneurie de Batiscan, des chantiers de boisés équarris, le nom des personnes qui ont fait ces divers chantiers il y a environ 2 ans m’est inconnu. De la rivière Mattawin à la rivière-aux-Rats, je n’ai vu aucun chantier de billots. [...] Les autres remarques, on les trouvera dans mon journal d’arpentage.

Référence
«Rapport de Hilarion Legendre arpenteur», Journaux de l’Assemblée législative du Canada, App. W.W. (1850).
25 No d'identification : 19632 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
« Un chemin de colonisation, le chemin St-Maurice, a été commencé ici, l’automne dernier. Ce chemin qui part de Ste-Flore sur le chemin des Piles, devra se rendre à la rivière aux rats, d’où une branche gagnera La Tuque, et l’autre la rivière Vermillon, en suivant le sud de la rivière aux rats. 4 1/2 milles seulement ont été parachevés, et le restant, 1 1/2 mille le sera sous peu de jours. Il est à espérer que le gouvernement accordera cette année une somme suffisante pour continuer ce chemin. (Prévoit 17 000$ pour se rendre à la rivière aux rats). »
Témoignage d’Alphonse Dubord, agent des terres.

Référence
Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 20 (1862).
Index toponymique -> Rats, Rivière aux