Toponyme : Rouyn
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1 No d'identification : 19698 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Récit de la grève, les causes, documents annexés concernant les conditions de travail des bûcherons: des extraits d’articles du journal Rouyn Noranda Press portant sur la grève.

Référence
«Rapport de MM. Maxime et Louis Morin au sujet d’une grève de bûcherons à Rouyn», Documents de la Session (D.S.), 67, 70 (1934).
2 No d'identification : 20350 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Il y a dans cette région du Témiscamingue deux centres importants où se fait l’exploitation de la forêt: Clérion, à 35 milles de Rouyn direction sud-est et Cléricy, direction opposée. Dans le Clérion, il y avait 600 à 700 bûcherons. Tous ont quitté le travail et les camps ont été fermés. 300 à 400 bûcherons sont retournés à leur domicile en attendant que la tempête fut passée. Les 300 autres ont fait la grève et ce sont ces bûcherons qui ont fait 35 milles à pied et sont venus à Rouyn.

Dans le Cléricy il y avait 2 000 bûcherons et ces derniers sont restés là. Ils étaient prêts à venir à Rouyn rencontrer les autres mais grâce à un acte de jugement, au tact et à la présence d’esprit du sergent Turnbull, ces 2 000 bûcherons sont restés à leur camp. Le trouble a commencé le 22 novembre 1933 mais surtout le 26 novembre, au camp Turpin, où les hommes ont refusé de travailler. [...] Enfin les bûcherons, à la fin de novembre, arrivèrent au nombre de 250 à 300 à Rouyn, après avoir marché une distance de 35 milles.

Référence
«Rapport de M. Morin au Premier ministre sur sa visite à Rouyn pour enquêter sur la grève», Documents de la Session (D.S.), 66, 70 (27 décembre 1933).
3 No d'identification : 20792 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Réponse à un ordre de l’Assemblée Législative [...] pour copie du rapport du sergent Turnbull, de la Police provinciale, sur la grève des bûcherons qui a eu lieu à Rouyn, comté Témiscamingue, au mois de décembre dernier (1933).

Référence
«Réponse à un ordre de l’Assemblée Législative», Documents de la Session (D.S.), 67, 82 (1934).
4 No d'identification : 20800 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
« Les décisions prises lors du Congrès des bûcherons à La Tuque: Résolutions des ouvriers forestiers pour exprimer leur reconnaissance au législateur d’avoir écouté leurs revendications exprimées lors du dernier congrès de la section des bûcherons de l’UCC tenu à Rouyn et d’avoir adopté les mesures suivantes:

1. Le décret qui place sur le même pied tout le domaine forestier de la province.
2. La loi qui protège les ouvriers qui veulent faire partie de leur association professionnelle et impose des pénalités à ceux qui directement ou indirectement entravent le travail des propagandistes.
3. L’ordonnance qui défend aux employeurs de faire aucune charge aux ouvriers forestiers pour frais médicaux, outils, couvertures, etc.
4. La réforme du système de mesurage des bois.
5. La loi qui permet au bûcheron accidenté de choisir le médecin en qui il a confiance.
6. L’ordonnance qui défend sous peine de pénalités de faire empiler les billes à bras (bunchage).
7. L’adoption du principe de la limitation des heures de travail en chantier et au flottage.
8. L’amélioration du service d’inspection sanitaire.
9. Le décret ordonnant une augmentation de 0.50$ par jour pour le flottage.
10. Hausse de 8.00$ par mois du salaire minimum des ouvriers forestiers au cours d’une année.
11. Fixation d’un prix minimum à la corde pour bois brut et bois écorché, coupé et cordé.
12. Le décret qui fixe le prix exigible pour la pension à 0,60$ par jour pour les travailleurs à forfait.
13. L’ordonnance qui force les exploiteurs à faire signer une formule d’engagement à leurs employés ainsi qu’une feuille de règlements et à leur en délivrer une copie.
14. Le contrôle des prix des articles qui seront chargés aux employés en forêt et sur le flottage du bois.

Les résolutions du congrès de La Tuque:
1. Résolution fixant le salaire minimum des bûcherons non expérimentés à 60,00$ par mois et 75,00$ pour les bûcherons expérimentés.
2. Résolution admettant les hommes de 18, 19 et 40 ans comme les autres.
3. Résolution fixant à 128 pieds cubes la corde de bois.
4. Résolution fixant à 2,25$ le travail à forfait ou à la job.
5. Résolution fixant à 80,00$ par mois le salaire des commis.
6. Résolution fixant la pension à 0,60$ par jour et les repas à 0,20$.
7. Résolution fixant le salaire des bûcherons tel qu’établi à partir de leur engagement jusqu’à leur retour chez eux.
8. Résolution fixant le salaire des dynamiteurs à 0,40$ de l’heure, des contremaîtres à 125,00$ par mois clair, des cuisiniers à 100,00$ et 125,00$ pour les plus expérimentés par mois, logés et nourris.
9. Résolution définissant le flottage des billots, comprenant de sa mise à l’eau dans les lacs et rivières jusqu’à sa sortie, soit au moulin ou tout autre lieu définitif d’expédition.
10. Résolution pour ceux qui s’occupent du chargement ou déchargement des billots qu’ils soient payés à 0,50$ de l’heure et extra pour temps supplémentaire.
11. Résolution pour faire fixer par le gouvernement un salaire raisonnable aux employés de scieries.
12. Résolution pour fixer à 25,00$ par mois le salaire d’un cheval.
13. Résolution fournissant une garantie aux petits entrepreneurs de 10% de leur contrat s’ils arrivent en déficit.
14. Résolution pour faire nommer plus d’inspecteurs chargés de faire respecter l’hygiène dans les chantiers.
15. Résolution pour placer un bureau d’engagement à La Tuque, et dans tous centres principaux sous la charge de l’UCC.
16. Résolution priant la Commission des accidents de travail d’éviter tout retard dans les paiements des indemnités et que les foulures ou hernies soient considérées comme accidents.
17. Résolution pour prohiber le travail des femmes en forêt, des mercenaires.
18. Résolution prohibant le travail du dimanche.
19. Résolution priant le gouvernement d’aménager un foyer de refuge pour les bûcherons dans certains centres.
20. Résolution demandant au gouvernement d’établir une école culinaire pour former les cuisiniers des bûcherons.
21. Résolution priant l’exécutif de l’UCC par la section des bûcherons de La Tuque de faire valoir les résolutions adoptées par ce congrès, et enfin, la résolution à l’effet que les congressistes de La Tuque se déclarant heureux des progrès accomplis à date et remercient l’honorable Premier ministre et ses collègues. »

Référence
Le Nouvelliste (26 août 1937): 14, col. 1-6.
5 No d'identification : 21849 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Un facteur important de réussite dans la lutte contre l’incendie forestier, c’est, après que celui-ci a été localisé, la rapidité avec laquelle l’alarme peut être donnée. À cette fin, les 327 tours d’observation sont reliées aux postes des gardes-feux par des lignes téléphoniques. Cette année, les associations en ont construit 508 milles; quant à nous, nous avons jeté une ligne de 120 milles entre la région minière de Rouyn et la base forestière d’Angliers. Les lignes téléphoniques utilisées actuellement pour la protection des forêts ne mesurent pas moins de 2 729 milles. A brève échéance, l’Abitibi sera reliée au Témiscamingue et au haut St-Maurice. Il faut bien avouer, cependant, que l’entretien de ces lignes est une source de dépenses assez grande. La science, toujours en progrès, trouvera-t-elle un autre moyen sûr, tout en étant assez économique, de communiquer à distance?

Référence
Rapport du ministre des Terres et Forêts, Québec, Ministère des Terres et Forêts, 1926: 61.
6 No d'identification : 20468 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
L’entrepreneur principal prend son contrat à un prix fixé soit 7$, 7,50$ ou 8$ les mille pieds et il donne des sous-contrats à 6$ 6,50$ ou 7$ les mille pieds. Cet 1$ de profit que l’entrepreneur fait, généralement sans trouble et sans péril, est gagné au détriment du bûcheron. [...]
Je suis d’avis que la compagnie devrait faire elle-même l’exploitation de sa forêt. C’était le système en vigueur, il y a quelques années. Il était bon. Il donnait satisfaction et les bûcherons désirent y revenir.

Référence
«Rapport de M. Morin au Premier Ministre sur la visite à Rouyn pour enquêter sur la grève; 27/12/1933», Documents de la Session (D.S.), 67, 70 (1934).
7 No d'identification : 20674 Fonds : Exploitation forestière
  Information documentaire
Les bûcherons ont raison de se plaindre de l’exploitation de certains entrepreneurs qui leur vendent les marchandises à un prix très élevé. Cette exploitation n’existait pas ou peu lorsque la compagnie faisait elle-même son bois.

Les bûcherons ont raison de se plaindre du confort et de l’hygiène des camps. Ils sont logés 30, 40, 50, et même 60 dans des camps qui peuvent en loger beaucoup moins. Les bûcherons sont couchés, généralement, mais il y a exception, sur des lits en bois rond, recouverts de feuillage, et ils sont cordés les uns à côté des autres, ne pouvant même pas s’asseoir, le plafond du camp étant trop bas.

Référence
«Rapport de M. Morin au Premier Ministre sur sa visite à Rouyn pour enquêter sur la grève», Documents de la Session (D.S.), 66, 70 (27 décembre 1933).
Index toponymique -> Rouyn